Ravyn Lenae invite Steve Lacy à poser sa voix sur son nouvel EP

L’artiste précoce Steve Lacy (19 ans), nous avait déjà tous cloué le bec l’année dernière avec son morceau Dark Red. Et il revient de plus belle en ce début d’année avec une collaboration R&B / Soul sur le nouvel EP « Crush » de Ravyn Lenae. Qui au passage, affiche le même âge au compteur.

 

Ce combo post adolescence nous dévoile alors une maturité des idées ainsi que de la performance qui donne une toute autre dimension au projet.

 

Tout comme H.E.R l’avait fait il y a quelques mois de ça avec son album éponyme, Ravyn Lenae manipule l’art de la « vibe » et du R&B à la perfection avec ce premier et nouvel Ep. C’est sexy, c’est toujours un peu culcul sur les bords, c’est soul, c’est deep, du bon R&B en somme.

 

 

Plus sérieusement, Ravyn Lenae et Steve Lacy sont au final un duo qui se complète merveilleusement bien pour les morceaux « Computer Luv » et « Leaf Clover ». La dextérité vocale de la jeune femme et l’ingéniosité musicale de Steve Lacy offrent un rendu moderne, recherché et bien sûr, extrêmement bien réalisé.

 

 

À côté de ces deux belles réussites (les morceaux, pas les artistes), le reste de l’EP en est une à part entière. Les mélodies sont surprenantes et agréables, c’est divers et on s’éloigne parfois même très légèrement du R&B, comme sur « Closer » par exemple. Même au début de « Sticky », on croirait entendre Janelle Monae dans le timbre de la voix.

 

C’est un vrai diamant brut. Je n’ose imaginer ce que son inventivité va l’inviter à réaliser comme prouesses musicales, mais si à 19 ans on produit ce genre d’Ep, dans 10 ans elle devrait être plutôt rodée. Et continuer de créer cette fameuse Soul 2.0.

 

 

La chaleur de ses morceaux se répercute jusque dans se tenues vestimentaires. Beaucoup de rouge, de jaune ou même du orange en fond pour ses shootings, des couleurs mode et un style qui reste tout de même assez urbain et dans l’ambiance R&B. Jean taille base, rouge, simple débardeur, rose pale.

 

 

À vrai dire elle l’air d’avoir fait du rouge sa couleur emblème, de la pochette, aux cheveux. Petit rappel, amour, sensualité, amour, tels sont les mots représentatifs de cette couleur, et sans surprise, de ce style de musique.

 

 

Elle tente cependant certains styles plus classiques en terme de look ou de coloris, mais dégage une telle « vibe » que nous n’avons pas besoin de plus pour comprendre le personnage.

 

 

 

 

L’EP ne comporte que cinq morceaux et s’écoute très rapidement (17 minutes pour être précise), et j’attend du coup avec impatience la suite des aventures de mademoiselle Ravyn Lenae. Ainsi que de Steve Lacy, que je ne pourrais oublier de mentionner en cette fin de papier. Si vous n’êtes toujours pas allez écouter son dernier Ep « Steve Lacy’s Demo », courrez-y (et en plus il est modeste) !

 

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Blushes, ils reviennent avec leur single « Honey »

Originaires de Birmingham, le quatuor Blushes défend une musique plus rock / indie que pop avec ce nouveau single « Honey ».

 

 

Leur premier EP sorti en 2017, « Private Viewing », avait déjà affiché un ton indie, rock, mais aussi plus pop avec en partie le morceau le plus populaire « To The Bone ». Et ce n’est pas très étonnant, le rythme est plus pêchu, la mélodie de la guitare plus entêtante et les deux chanteurs plus… « en joie » ! C’est un peu dommage pour le reste de la discographie, qui manquerait peut-être un peu de mordant.

 

 

 

 

 

Cependant, la voix de Bradley Ayres, leader des vocalises et auteur des textes, a ce grin si charmant dont bon nombre d’anglophones ont la chance d’hériter. Et accompagne la voix de la claviériste Tiffany Evans de manière logique et complémentaire. Je ne vous cache pas qu’elle n’est pas la nouvelle Maria Carey et qu’elle n’atteindra pas la huitième octave d’ici demain. Mais elle remplit son rôle de choeur et de second chanteur. Elle prend même les reines de la chansonnette pour Hypnotise, qui aide encore un peu plus au bon déroulement de l’EP.

 

Mais n’aura pas duré très longtemps. En effet pour ce nouveau single « Honey », elle reprend délicatement sa seconde place et continue d’accompagner Bradley Ayres. Mais le plus important reste de souligner ce parti pris pour l’indie / rock. Fini les airs de pop, Blushes décident de ne pas suivre l’avis de leurs auditeurs et continuent de faire ce qu’ils leur plaisent… et ça marche ! Joey Badass si tu m’entends, je te demanderai une dernière fois de revoir ta position sur le rap oldschool (on ne sait jamais).

 

On sent bien qu’en Angleterre, il est très facile de trouver de l’inspiration, un style. On dirait que les artistes émergents Anglais ont ça dans le sang, bercer depuis leur conception presque.

 

 

Tiffany Evans rentre à la fois dans les codes de la tendance et de la mode…. À l’Anglaise. Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle, crop top boudinant – jupe shorty moulante – paillette et talons aussi lourds qu’une massue. Je vous confierai même que les Dublinoises sont les championnes en la matière. Bref, ce n’est pas le cas de notre chanteuse qui elle, tempère et et dose les artifices.

 

Petite robe en velours dorée, bottines à paillette, pantalon évasé, parfois même contrasté d’un haut ou d’un détail plus streetwear.

 

Les trois boys oscillent eux entre rockeur Anglais casual, mais toujours parsemés de détails streetwear comme avec leurs baskets ou chaussettes (très) apparentes.

 

 

 

 

 

 

 

Qu’ils ont l’air dociles et inoffensifs quand on les regarde… Pourtant, comme précisé précédemment, ce tournant beaucoup plus rock / indie est aussi plus sérieux dans la démarche, et trace leur route musicale. C’est maintenant à Pine Lane Music de réaliser leur travail, et d’en faire leurs nouveaux Arctics Monkeys ! Dont on peut, au passage, entendre des soupçons d’inspiration, et ce plus précisément dans la manière de chanter de Bradley Ayres.

 

Je ne doute pas du fait qu’ils feront de nombreuses scènes dans leur pays natal et que les festivals locaux seront quelques-uns à les inviter à jouer sur leurs petites scènes. Pour un concert en France, je vous laisse leur proposer. Cela vous donnera une bonne raison pour les féliciter au passage ! 

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HAUTE – Un duo français à la hauteur du Rnb / pop anglophone

C’est après une rencontre sur un groupe Facebook ayant pour thème la musique, que le duo Haute s’est formé, pour notre plus grand plaisir.

Ils vivent actuellement un voyage musicale des plus complet, L’Allemagne, l’Italie, les États Unis, Radio Nova…

Mélangeant des sonorités d’hip-hop, « d’électro gentil » et très souvent de rnb, leurs chansons s’apparentent à des titres hip-hop / pop que l’on écoute lorsque l’on souhaite surfer sur une vague de détente.

Ce n’est pas pour rien que leur titre « shut me down » est intégré à la playlist « douces vibes » sur spotify. « Shut me down », morceau qui les propulse vers leur notoriété actuelle après leur live ultra groovy sur la chaine youtube du COLORS show.

C’est avec un esprit vidé de toutes mauvaises ondes que l’on découvre leurs morceaux si smooth qu’on en fondrait presque dans le canapé à leur écoute.

Ce duo formé par : Romain Hainaut et Anna Majidson s’accorde parfaitement, les voix fusionnent pour nous faire succomber à leurs titres qui respirent la fraicheur.

Leurs sessions live sont à découvrir, ils savent adopter la bonne attitude et le bon rythme pour entrainer les mouvements de bassin nonchalants sur la piste de dance.

Leur rapport au style est représentatif de leur musique : décontracté mais sophistiqué.

Une gamme de couleur plutôt claire, rose poudré, blanc, bleu ciel, qui apparaît comme un clin d’œil à leur pureté musicale.

A chaque représentation, HAUTE nous concocte un look travaillé, sensuel pour Anna, un peu plus branché streatwear pour Romain.

Habillés avec des pièces de créateurs : des grands comme Jacquemus, Andrea Crews, Henrik Vibskov, Pierre Hardy mais aussi par des créateurs moins connus, comme Vibe Harsolf Jewelry.

Ils associent les marques comme COS  au minimalisme structuré s’alliant parfaitement aux pièces de Jacquemus ayant un esprit relativement proche esthétiquement parlant, comme dans ce look d’Anna à Los Angeles :

Pour cultiver leur coté fashion et leur rayonnement international, Haute collabore avec LEFOU, une marque Newyorkaise de streatwear français. LEFOU, pour « le fou » vous l’aurez compris..

La marque intègre des pièces originales pour retranscrire leur vision unique du streatwear Français.

HAUTE Et LEFOU créent donc un hoodie blanc, brodé de leur logo « Haute » couleur crème. Basic certes, mais très efficace.

Du groove, du Chill, du Smooth, du style, tous les éléments sont présents pour créer l’univers de ce duo surprenant par son aisance dans ce rude monde, qui est celui de la musique. Ils abordent cela de façon positive, et cela ce ressent dans leurs titres, tous très entrainants.

Ces Français chantants entièrement en Anglais sont à suivre de très près, car on pourrait entendre parler d’eux très bientôt.

A écouter donc, avec beaucoup d’amour.

Garçons, les deux inconnus prodiges

148 fans sur Facebook, 478 sur Instagram et 48 abonnés sur Soundcloud. Autant se dire les choses directement, on est sur un projet très émergent. Une fois de plus, ce duo a su nous ravir et rentrer dans les cases de Beat Style Makers.

 

Deelo & Julian Strangelove sont les deux Canadiens membres de ce groupe naissant. C’était sans surprise que de n’avoir quasiment aucune autre indication au sujet de ces deux inconnus. Nous devrons nous contenter des informations données précédemment. Et c’est bien dommage, alors vivement qu’ils soient sous les feux des projecteurs ! Du moins nous savons le plus important, soit qu’ils soient branchés mode, et qu’ils fassent ce que nous estimons être, de la « bonne musique ».

 

 

Deux morceaux sont à ce jour disponibles sur les plateformes de streaming ainsi que sur Soundcloud et Youtube. On ne peut pas dire que l’on va s’étouffer avec le flux de productions musicales offertes par ces deux là, mais le qualité l’emporte sur le nombre.

 

Le premier single « Numba One », sorti il y a tout juste un mois, aborde des sonorités qui se rapprocheraient presque du reggae, accompagné d’une mélodie pop / électro. Entre les vocalises r&b et la grosse voix de rappeur à la Chali 2tuna apportées à certains moments, Garçons nous expose ses divers talents, et nous fait comprendre que l’envergure de leurs capacités musicales se veut bien plus grande qu’on ne l’aurait imaginé…

À vrai dire, on ne parlera pas seulement des capacités « musicales ». Le clip de leur dernier morceau sorti il y a dix jours « Little Things », produit  par Julian Strangelove lui-même (et beaucoup plus électro), aborde une ambiance rétro, presque Wes Andersonnienne dans les décors et les couleurs. Nous pouvons alors admirer le chanteur se trémousser dans l’enceinte d’un hotel, dans un magasin rétro, etc… Et ce, toujours paré de ses plus belles pièces ! 

 

Tout comme pour le premier clip de « Numba One », qui nous expose cet excès de personnalité de la part du chanteur, tout le temps en train de se fendre la poire, de danser et de nous proposer ses styles parfois ambitieux ! Et ce, toujours dans des décors rétro, que ce soit devant une boutique et ses néons ou au milieu de l’allée d’un bus. Les idées fusent du côté du pays de la Poutine !

 

Julian Strangelove, qui s’occupe de la production musicale et visuelle, reste en général plus discret à l’image mais sait nous rassurer à grand coup de tenue excentriques. Mais le roi du « fashion game » c’est de loin le chanteur, Deelo. Grosse fourrure blanche, look dandy – streetwear et teinture blonde. Une vraie petite starlette celui-ci. Je sens que ça le démange de faire vibrer les plus grandes scènes. Je pense même qu’il s’y voit déjà !

 

 

C’est frais, à la fois dans les lignes du mainstream et de la créativité. Un album serait une bonne idée afin de les laisser s’exprimer. Car en deux morceaux seulement, le duo aborde deux types de musique tout de même bien distincts, et doivent sûrement avoir encore plus d’un style dans leur sac.

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Twin Temple, les romantiques satanistes de Los Angeles

Alexandra James et son partenaire Zachary sont très forts. Leurs ballades soul / rock nous emportent rapidement, la voix de mademoiselle James nous caresse comme l’avaient fait plus tôt Amy Winehouse ou encore plus tôt toutes nos divas de la soul.

 

 

Je ne doute pas du fait que ce genre de voix doit très bien rendre en live, ainsi que la totalité de l’oeuvre présentée. De plus avec leurs tenues de pro de Satan, on doit rentrer dans l’ambiance assez facilement. Plus que quelques touches d’orge jouées par Jeffrey Howell et nous voici transporté dans le romantisme satanique de Twin Temple.

 

Concentrez-vous un peu pour écouter les paroles. Vous allez vite comprendre qu’on est loin de Dumb Lovers ou de Joan, prêt à prendre le premier billet d’avion pour retrouver sa dulcinée. Ici la dulcinée et un tantinet plus… Coriace on va dire. En effet le thème le plus abordé, leur Jésus à eux, c’est Satan.

 

« The candles are burning bright », « give me a little death », « take me as human sacrifice ». Que de douces paroles. Donc jouées sur des airs tranquilles, chauds, réconfortants… Tout sauf satanique au final ! Joli tour de passe-passe de la part de ce couple mi-ange, mi-démon. Ils sont tout bonnement délicieusement « dark ».

 

Le titre de leur tout dernier single sorti représente donc au mieux leur univers : « Lucifer, My Love ».

 

 

Vestimentairement parlant on est encore bien calé entre les codes du « dark ». Tous vêtus de noir, vous ne verrez pas une once de couleur, non pas une, dans la garde-robe du couple (et du reste du groupe aussi au passage). Entre vestes / total look cuir noir et vêtements presque religieux, on se croirait presque au sein d’une festivité voodoo. 

 

Seuls deux morceaux sont pour l’instant disponibles, en écoute ici.

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Thérapie Taxi – le jeune groupe prêt à conquérir nos oreilles avec leurs hits sales

Porteur des idées d’une génération Y, le groupe thérapie taxi annonce son nouvel album le 2 février 2018.

Les 4 jeunes de ce groupe sans prise de tête, mais toujours impliqués dans leurs chansons ont su s’approprier leur style musicale, un mélange d’electro pop, aux sonorités rock. Ajoutez à cela un côté frais, les influences d’une jeunesse ivre d’amour et de fête, et voilà, vous obtenez un combo gagnant.

Ces Parisiens apportent avec leurs sons une chaleur de la nuit festive, avec son désir et sa vivacité.

Leurs paroles poétiques (parfois très crues : « Salope »), parlent d’amour, de festivité, de drogues, de la jeunesse tout simplement.

Récemment ils nous enflammaient avec leur « hit sale » en featuring surprise avec Roméo Elvis. Malgré leurs styles complètement opposés ils ont su s’allier afin de créer un titre très sale pour ambiancer vos soirées.

Mon titre préféré étant Pigalle, il me fait énormément penser à un mélange de Tatiana de la Femme, et à Hummer de Foals. Une hymne à la fête finalement, mais celle-ci prenant place à Pigalle.

L’envie de danser s’active lors de l’écoute de leurs tubes, puis on découvre Adéna, une très belle balade electro pop, aux paroles d’amour contradictoire, de violence et de tendresse.

Ces Parisiens habitués des fripes adoptent un style casual vintage et attaquent la scène musicale à coups de vestes Adidas sportswear chopées chez Guerissol.

 

KO KO MO, ma déclaration d’amour

 

Enfin, mais enfin ! Ça fait maintenant quelques années que j’attendais ça. Du rock, du vrai qui (me) fait plaisir. Et en plus ? Des Français ! 2018, on commence plutôt bien. KO KO MO « on fire ».

 

Le duo Nantais, entraîné depuis 4 ans maintenant, est arrivé avec un album des plus respectables.  Sorti en 2017, mais peu diffusé auprès du grand public. Vous les connaissez peut-être déjà, sinon, tant mieux on est là pour ça.

 

 

Révélations des Trans Musicales de Rennes, ils ont déjà su prouver leur qualité musicale, ainsi que scénique.

 

 

À vrai dire cette poussée vers la perfection a été atteinte grâce à  Al Grove (ingénieur du son des Arctic Monkeys, Oasis, Bring Me The Horizon, au choix) venu les rencontrer directement à Nantes pour assurer les arrangements. Nous pourrions donc parler d’un trio, mais le noyau dur, ce sont eux, KO KO MO.

Al Groves

 

 

 

On sent parfois l’inspiration des White Stripes, des Black Keys ou encore de Led Zeppelin à plein nez, mais franchement (pour être polie), là nous sommes face à un nouveau groupe qui égalerait presque certains autres, bien plus ancrés et « entraînés ». Ils dépotent, ils déboitent, ils cassent la baraque, ce que vous voulez, juste ils assurent. La voix du chanteur, Warren Mutton, atteint un niveau que je n’aurais espéré. Les graves, les aigües, monsieur Mutton sait tout faire, et nous dévoile son talent en vivant ses musiques de la plus belle des manières. Complètement hypnotisée, j’ai comme on dirait, « saigné » l’album. Les musiques, comme pour Pearl & The Oysters, s’enchaînent à la perfection. Certaines sont meilleures, mais aucune n’est à jeter. Après tant d’éloges, sans vouloir être paradoxale, si l’envie vous prend de sauter la première, ça ne vous fera pas grand mal.

 

 

Le batteur, K20 tempère et déchaîne. En studio comme en concert, KO KO MO s’approchent de la performance parfaite, des bêtes de scène. Comme on en avait rarement vu depuis… Shaka Ponk dans leurs premières années ? Pourquoi pas. N’empêche que c’était il y a plus de 10 ans et que c’est beaucoup trop long ! Last Train avaient déjà fait leurs preuves en 2015, mais n’avaient certainement pas développé cette touche presque blues, ou pop parfois. Tout cela agrémenté d’un rock pêchu et pur, on s’y retrouve plutôt très bien.

 

 

La guitare, aussi assurée par monsieur Warren Mutton, est « terriblement » musicale, violente quand il le faut, mélodieuse quand on en a besoin. De délicieux riffs, en veux-tu en voilà, du synthétiseur type années 70, vous en voulez encore, allez ! Les mélodies restent à la fois classiques, mais sont cependant assez innovantes, par touches, tout au long des morceaux. Et c’est sans oublier le rythme assuré par un batteur aussi enthousiaste que le chanteur. Leur complicité sonore et amicale diffuse leur don en plein dans les tympans.

 

KO KO MO est totalement lucide sur le rôle qu’ils pourraient jouer. Dans leur description Facebook nous pouvons lire « L’issue du duel ne sera pas la mort, mais une résurrection, celle d’un son, d’une musique… Et la vôtre, s’il en faut ! ». On a compris.

 

En plus d’être mon plus gros espoir musical actuel, KO KO MO s’est déjà penché sur la question du style… « Beat Style Makers allo oui bonsoir ? ».

 

Années 70 dans les vêtements ou le décor. Oui, définitivement, je ne compte pas les lâcher du coin de l’oeil. Plus dans leur délire que dans la tendance, ils jouent cependant de ces codes vestimentaires aussi bien qu’ils enflamment le plancher des salles qu’ils envoutent. Du rétro, toujours, cependant bien plus prononcé cette fois-ci. Pas vraiment modernes pour le coup en ce qui concerne leur garde-robe. Sachant qu’aujourd’hui, les tendances se mélangent et se re mélangent encore, encore, et encore ; tout look un poil recherché, rentre alors directement dans la modosphère et ses gens « stylés ».

 

 

Warren Mutton, adepte des chemises rétro et des costumes sortis d’un carton oublié du grenier, nous fait chavirer de motifs psychédéliques. Mais peut plutôt opter pour ce bon vieux blouson en cuir lors des concerts. Ah, encore un fidèle au poste.

 

 

K20, lui, rentre carrément dans la catégorie de l’art appliqué. Des racines, des veines je ne sais pas ce qu’il essaye de nous dire mais en tout cas, ça mériterait une bonne explication. Ça rajoute de l’idée, des envies et des histoires à raconter.

 

Au final, ce duo rappelant la construction scénique de Black Keys ou de mon très cher Seasick Steve, n’attendent plus que quelques invitations à venir jouer pour déchaîner les foules. Si tout se passe bien, je devrais pouvoir vous faire un retour de live en avril prochain. Si vous souhaitez aussi participer à ce concert, cela se passe à Nantes ! À chacun de jauger son engouement.

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Joan, un duo encore timide mais plein de bonne volonté

J’ai décidé d’adoucir un peu les moeurs avec ce groupe venu d’Arkansas, nommé Joan. Ils sont deux, ils parlent d’amour et ont seulement 3 singles déclinés sur Soundcloud. Si vous avez un tantinet suivi notre rédaction ces derniers mois, il devrait vous rappeler un certain duo nommé… Dumb Lovers ! Même format, même notoriété. Mais pas le même pays. Nous verrons bien quel est le meilleur tremplin !

 

 

Je ne vais pas vous le cacher, c’est assez « gentil » comme musique. Le chanteur pose sa voix frêle sur une mélodie n’empêche, assez entêtante. Le nouveau morceau intitulé « Tokyo » parle tout bonnement d’un coup de foudre entre deux personnes, prêtes à prendre le premier vol pour l’Asie. Que c’est « culcul », mais bon, comme je l’ai dit, on est ici pour adoucir les moeurs après la bombe Ecca Vandal. Il fallait bien que je me détende un peu aussi…

 

Cependant, même si la voix et les textes restent très simples (basiques), les petites touches de synthétiseur Old School font plaisir. C’est même ce qui m’a tout de suite rassurée. Si l’on écoute leurs deux anciens morceaux, on comprend vite que c’est leur marque de fabrique. Je compte donc sur eux pour nous exploiter ce petit talent du synthé pour leur futur album.

 

 

 

Leur style se veut aussi simple, mais tendance. Du jean en salopette à leur fameux petit bonnet retroussé (mais combien de temps encore ?!), ils respectent les codes des modeux coincés les plus respectés. Après ils arrivent tout de même à respecter certaines tendances de couleurs comme le jaune ou le rouge. Ils jouent très bien les jeunes des années 90, sauf qu’eux à l’époque, il n’avaient pas plus de deux ans à mon avis ! Des « Retro Cool Kids » si je devais leur trouver un titre ! Baskets, chaussettes de sport, on a vraiment la totale. Au moins, pas de risques, on reste dans les clous, et nous, ça nous va !

 

Si leur synthétiseur vient nous hanter dans le cadre d’un nouvel album, on vous en fera bien sûr part.

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Allez, bonne rentrée à tous, (si ce n’est pas déjà fait, dans ce cas, excusez-moi de vous narguer…)

Ecca Vandal, aussi énervée que moi pour entamer l’année

Ah, quoi de mieux que du punk-électro pour se remettre dans un mood de battante pour la nouvelle année. Je te remercie, toi, Ecca Vandal, jeune Sud-Africaine expatriée depuis l’apartheid en Australie, pour m’avoir donné cet élan des plus nécessaires.

Prête à mordre n’importe quel individu dérangeant sur son chemin, je me retrouve assez bien en cette étoile montante. Reconnue en 2014 avec son single « White Flag », elle revient pour cette nouvelle année avec un album eponyme abouti, et surtout très identitaire. La rage qui ressort des morceaux est assez impressionnante. Vous pensiez peut-être que le jeune punk moderne n’était plus de la partie, et bien détrompez-vous !

 

 

En réalité c’est un mélange de bon nombre de styles musicaux qui nous sont mixés ici. L’atout majeur reste indéniablement le punk, mais les sonorités pure rock, électro ou même pop nous prouvent que la jeune femme en a sous la dent. Si vous voulez mon avis, son enfance et son départ dû à la montée du racisme ont bien plus qu’influencé sa manière de créer, ils l’ont plutôt habitée même je dirais !

 

Sampa The Great

« Your Orbit », réalisé avec la rageuse Sampa The Great est un morceau bien moins énervé dans les sonorités mais hyper bien fait, un des plus populaires sur Itunes et ce n’est pas étonnant. Si le punk n’est pas votre domaine de prédilection, je vous invite donc à aller écouter ce morceau sans plus attendre ! 

 

 

 

L’album est un peu à double tranchant. La première partie, très punk électro ravira les personnes en recherche de défouler et de nouveauté, tandis que la deuxième partie sonne plus rock / pop / électro plus « banale » sans vouloir être négative pour autant (avec toujours ce côté ultra sombre qui sort du coeur apparemment).

Je pense que cet album mérite d’être réentendu plusieurs fois. Je vous avoue ne pas avoir été transcendée lors de la première écoute. Mais lorsqu’on s’y attache un peu plus, on y voit clair dans le jeu d’Ecca Vandal, et l’envie de militer à ses côtés se veut de plus en plus forte à chaque « repeat ».

 

 

Le côté électro est pour moi le mieux exploité. Le punk, ok elle se défoule et crie sur les rythmes stridents et brutaux des guitares et de la batterie, c’est sympa. Mais musicalement parlant, ce sont de loin les touches et inventivités électro qui sont innovantes et qui ancrent réellement l’artiste dans un univers assez atypique. Des sonorités électro déjà entendues chez les artistes techno, mais jamais vraiment aussi bien réutilisées dans d’autres styles musicaux.

Chaque morceau est un long travail de recherche de sonorités, ils méritent d’être écoutés un peu plus qu’une fois pour être appréciés à leur juste valeur.

 

Sa rage de se battre contre la vie, les injustices, ne se répercutent pas que dans sa musique. Je pense que vous l’avez immédiatement vu et compris, son style est quelque chose de très, très important. Hors de question de ressembler aux autres, et ce jusqu’au bout des ongles. C’est assez marrant on dirait un peu une punk coincée dans la ZEF de l’Afrique du Sud (coucou Die Antwoord, à qui on dit merci pour avoir internationalisé cette « contre culture »).

Die Antwoord

 

 

On a ce côté très rock / trash qui représente au mieux ce qui la définit le plus : le punk. Mais c’est vrai qu’à côté de ça les influences vestimentaires me font penser à beaucoup de Londoniens rencontrés ou bien juste croisés. Après, il n’est pas sans savoir que les Australiens sont très forts pour se démarquer quand ils l’ont décidés. Beaucoup restent discrets aux yeux du monde, mais je vous assure que les talents Australiens sont d’une très grande qualité si vous voulez mon avis. En tout cas, j’ai toujours eu de bonnes surprises ! 

Allez, je vous laisse vous défouler. Pour les coeurs tendres, pas d’inquiétude je reviens dans quelques jours avec un duo beaucoup plus « mignon ». Voici quelques mini vidéos réalisées afin de promouvoir certains morceaux de l’album.

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ROCK ON !

Dawidu, quand l’Est l’emporte sur le tout

Artiste à découvrir dès maintenant, Dawidu est un français qui a réussi à s’implanter au sein des scènes électro et qui a su se créer une place, une image grâce à sa passion pour la musique, et les fringues.

 

Expatrié pendant 3 ans à Bucarest, c’est ici que son penchant pour les friperies s’est développé. Aujourd’hui, il alterne entre créations / prestations sur les scènes parisiennes, et petits aller-retour de la France vers l’Est de l’Europe afin de remplir sa garde-robe et de nous offrir ses looks les plus… atypiques ! Les couleurs pètent dans tous les sens, c’est un bon gros mélange entre les vieilles fringues des années 70 et les hipsters des raves actuelles. Plus c’est bizarre, plus il a l’air d’apprécier. Teinture blonde, teinture rose, on sent bien qu’il est prêt à tout essayer et de nous en mettre pleins les yeux. Avec une dégaine pareille, ça ne m’étonnerais pas qu’il se fasse repérer de grands professionnels, vestimentairement comme musicalement parlant.

 

En revenant de Bucarest le jeune Dj a même ouvert sa boutique de vinyle, Te Lubesc Records & Sapology, située au 56 rue Pajol dans le 18ème ! Là-bas vous y trouverez vieux vinyles, mais aussi de fameux vêtements ramenés de ses voyages dans l’Est.

Il ne pouvait pas mieux tomber sur notre blog.. il est de loin le plus représentatif de notre concept,  je pense.

 

Sa musique arpente la musicale électronique minimale sous toute ses formes. Le résultat est parfois un peu étrange, mais on l’imagine bien dans les soirée parisiennes.

Même si sa notoriété semble inexistante, il est tout de même déjà largement connu chez les bons connaisseurs, et aussi surtout, je pense, chez les habitués des scènes parisiennes…

 

 

 

Quand on le voit c’est vrai que l’on pourrait penser que c’est un nouveau membre du groupe Salut C’est Cool. Et à mon avis, il n’y a pas que la passion pour les habits et l’électro qu’ils ont en commun si vous voyez ce que je veux dire…

 

Venez écouter dès maintenant ses oeuvres sur Soundcloud.

 

 

 

On vous tient au courant dès qu’il revient sur Paris, en attendant, bonnes fêtes de fin d’année !