Le duo Alligator revient dans la nouvelle compilation de La Souterraine

On les avait déjà entendu l’année dernière avec leur album « Octets », ainsi qu’entre les tracks de quelques-unes des compilations du très en vogue label La Souterraine. Et comme une fois n’est pas coutume, ce dernier a une fois de plus décidé de mettre leur talent sous le feu des projecteurs, et ce avec un nouveau single  intitulé « Jungle ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien qu’ils ne soient pas vraiment connus du grand public, ils se détachent vraiment du lot. Camille et Alexis prennent à coeur de nous dévoiler une pop française, pétillante et très « chill », comme beaucoup savent le faire ces derniers temps. Moins connus, certes, mais bel et bien rangés dans la bande de la « French New Wave ».

 

« Jungle » regroupe tout ce qu’on attend d’un bon morceau pop à la French Touch. C’est dansant, on parle de tropiques (coucou l’Impératrice), et les touches de guitares / Synthé sont toujours bien présentes pour nous faire partir. Le débit de paroles de Camille, la chanteuse, me fait bizarrement penser à un mix entre Chagrin d’Amour et Sexy Sushi. Bon, à revoir, c’est purement subjectif.

 

 

Je voudrais tout de même revenir sur leur album « Octets », qui mérite clairement le détour. « Rafale », le morceau le plus populaire, aurait dû, d’après moi, se retrouver tout l’été sur les ondes de toutes les radios. Dans le morceau « Brume », on a aussi quelques détails rappelant Soleil Bleu, duo créé par Lou Lesage et son compagnon (aussi à suivre de près). Au final pas mal de petites touches pouvant rappeler d’autres artistes, mais qui au final nous donne un style bien plus marqué et surtout bien plus crédible.

 

 

 

 

 

 

Alors que, comme je le disais, beaucoup de nouveaux groupes français se dopent à la pop, ils leur est alors tout de suite beaucoup plus compliqué d’innover par rapport à leurs voisins. Là, on touche à une autre inspiration, plus complète, plus novatrice et nettement plus entêtante. C’est bien.

 

Dans les derniers en liste nous avons par exemple Miel De Montagne, nouveau chouchou de Pain Surprises, qui lui s’approprie le style absurde – chill, mais qui, comme les autres, ne casse pas trois pattes à un canard soyons clairs. Maintenant je pense qu’il est serait peut-être temps de mettre sous la lumière les bons artistes, les « vrais », ceux qui se cassent vraiment le derrière à nous « recracher » un travail de dur labeur. Alors go Alligator ! Go !

 

 

 

Le style vestimentaire est encore à peaufiner, ou à accentuer même je dirais. Camille a bien compris le côté fluide / couleurs pastel à adopter, ainsi que pour les rayures en pantalon ou en total look pour les concerts. Ils ont définitivement tout pour réussir, seulement un petit coup de pouce et quelques conseils de styles les perfectionneraient afin de devenir le nouveau duo fétiche de notre douce France. Je met ma main à couper que d’ici quelques temps et après une petite montée de popularité, ils auront vite fait les choses pour un peu moins ressembler à monsieur et madame tout le monde. Aujourd’hui faire la nouvelle pop française demande aussi, bizarrement (ou pas tant que ça), à se créer une identité bien marquée… vous l’aurez compris, c’est peut-être signe qu’ils sont déjà trop…

 

Leur nouveau single disponible en écoute sur le site de La Souterraine

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Blu Samu, nouvelle étoile du hiphop / soul belge

 

De son vrai nom Salomé Dos Santos, Blu Samu est une rappeuse – compositrice – interprète belgo-portugaise originaire d’Anvers.

 

 

 

 

Elle revient en ce joli mois de mai avec un nouveau single « Sade Blu ». Trompette en fond, rythme détendu, le travail de fond sonore est déjà extrêmement bien réalisé, ça coule. Mais le plus important quand on se décide à faire du hiphop / soul, c’est tout de même d’avoir la voix qui va avec, sinon faites Beat Maker, je ne sais pas moi. Enfin bon, ici la voix de Blu Samu est pure, grésillante, roque et dure comme on aime les entendre dans ce style musical.

 

Parmi les chanteuses francophones il est assez rare d’obtenir un rendu vocal tel qui celui-ci. Qui ici, pour le coup, se rapproche surtout des reines en la matière, et qui elles se trouvent en général de l’autre côté de la Manche ou même encore plus souvent de l’autre côté de l’océan Atlantique !

 

 

 

 

 

 

 

Sa fraîcheur se répercute directement sur ce nouveau clip, underground et fleuri à la fois. De plus, elle aborde bon nombre de looks, tous plus modes 2018 les uns que les autres ! Voici quelques captures de l’ensemble des looks qu’elle nous offre durant la vidéo.

Rouge & côté rétro
Total blanc & perles
Rose & transparence

 

On peut aussi la voir porter un t-shirt signé Enfants Riches Déprimés, marque parisienne branchée et surtout bien nichée.

 

 

 

 

Un nouvel Ep ou album ne devrait pas tarder.  En attendant, bonne écoute !

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Ô Silencio – Live report (Catastrophe, Flavien Berger…)

« Silencio. Silencio ». Ce passage de Mulholland Drive ne cesse de résonner et de me rappeller que putain, qu’est-ce-que j’aime David Lynch. Le Silencio n’est pas nouveau, et a déjà vu passer de nombreuses étoiles dans son antre mystérieux. Ce lieu réfléchi et amené par monsieur Lynch en personne vous immerge dans un espace sombre (peut-être même un peu trop), doté d’une âme et d’une atmosphère prenante, tout cela 7 mètres sous terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non pas que je ne l’aime pas, je n’ai cependant que très rarement porté un grand intérêt pour Etienne Daho, qui pourtant, était l’invité d’honneur de la soirée. Venu clôturer son exposition photographique à la Philharmonie de Paris, et surtout venu picher, soyons objectifs ! Oui Étienne, oui je t’ai vu demander deux autres bouteilles avant le début du premier concert.

Allons-nous enfin en venir au vif du sujet ? Oui ! La programmation était belle, il faut le dire, et la densité humaine traduisait plutôt bien l’engouement. Au menu : la pop décomplexée de Catastrophe (fraîchement annoncés parmi les lauréats du prix Nouvelles Scènes Music Machine 2018), Petit Fantôme (François & the Atlas Moutains), le confirmé Yan Wagner, et enfin le maître d’oeuvre, Flavien Berger. C’était clairement une sacrée expérience auditive qui s’annonçait.

 

 

 

Je ne vais pas m’étaler sur tous les concerts, tout simplement parce que ceux qui m’intéressaient vraiment étaient les premiers concernés, Catastrophe (et parce qu’on est tous un peu comme Étienne).

 

Je n’en attendais pas moins de leur passage, Catastrophe ont électrisé la scène et nous une fait une démonstration de performance scénique assez « violente ». Dans cet salle, pourtant si petite.

 

J’ai sincèrement cru qu’Étienne Daho allait se décrocher la tête tant il avait l’air d’apprécier ce qu’il se passait sous ses yeux. Et il y avait de quoi ! Tous les membres (bien qu’ils n’étaient pas au grand complet) sont d’un investissement assez incroyable. Tous jouent leur rôle et se livrent généreusement au public, qui lui se retrouve complètement sonné parce qu’il se passe. Entre rythmes endiablés, paroles absurdes, et interludes parlés, il suffit de voir un concert de Catastrophe pour comprendre qui ils sont vraiment, et qu’est-ce qu’ils veulent nous apporter. À grands coups de tirades philosophiques, ils prônent en somme la décomplexion, le bien-être et la liberté d’être soi-même.

 

Étienne Daho est caché sur cette image, saurez-vous le retrouver ?

« C’est du rock ou c’est pas du rock ? ». Alors non monsieur qui était placé derrière moi, ce n’est pas du rock. Je vous l’accorde, il peut être de plus en plus complexe de classer un artiste dans une catégorie musicale précise, et encore plus quand il nous offre une palette monstrueuse de sonorités, de styles et de messages. Je dirais, comme un peu plus haut, que c’est une pop décomplexée. On se marre, on se défoule, on fait n’importe quoi (mais bien) et surtout on passe un bon moment. Hormis leur côté complètement déjanté, ils s’avèrent, tous, être de très bon musiciens. Les deux voix principales sont justes et agréablement timbrées, et les autres ne se débrouillent pas mal non plus ! Des rédactrices de Beat Style Makers à Étienne Daho, je pense qu’ils ont fait l’unanimité ! En réalité le groupe commence fortement à être demandé et a même joué pour le défilé de Vanessa Seward.

Le reste de la soirée est globalement resté dans la même lignée. Petit Fantôme et ses chansons françaises modernes, complètement dans la nouvelle vague française qui ne cesse de se diffuser depuis quelques temps. Yan Wagner, toujours là pour faire le boulot, et enfin Flavien Berger, toujours aussi fort. Toujours aussi subtil, toujours aussi bon. Ça glisse, c’est intelligent et ça promet, comme on le sait depuis le début, de très belles choses. Et ça a déjà recommencé, avec son nouveau morceau .

J’espère y retourner au plus vite et profiter du système son, dont la qualité, il faut le préciser, n’est franchement pas négligeable.

 

C’est sous le soleil qui je vous quitte, à très vite !