Mallrat, son retour avec le single « UFO » (feat. Allday

Le nouveau morceau de la jeune Mallrat (19 ans), qui annonce la sortie imminent de son prochain album, est en fait une collaboration inédite avec le producteur Golden Vessel, ainsi que son influence, nouvel ami et rappeur Allday (récupéré par le même manager à l’occasion).

 

L’Australie n’en finira donc jamais de nous projeter de jeunes talents tous plus doués les uns que les autres. Pour le rock, le rap, l’électronique, ou même la musique savante, il faut dire qu’ils assurent !

 

Golden Vessel
Allday

 

 

Habituellement tournée plus vers un pop « mignonne », ce morceau, lui, nous embarque dans une atmosphère bien plus spéciale, presque mainstream. Mais ! La touche électronique de Vessel nous délivre quelque chose de plus agréable qu’un simple tube de radio, et surtout quelque chose d’assez innovant pour la chanteuse. Reste à savoir si l’album en approche se sera inspiré de ce nouveau tournant musical, ou si c’était « juste pour l’occasion ». 

Ainsi, la délicate voix de Mallrat pose le tempo, et le rap de Allday vient booster ce morceau qui sans, n’aurait sûrement pas eu la même aura.

Dans une interview donnée à la radio australienne Triple J, la jeune chanteuse avoue avoir été largement influencée par Lana Del Ray (« High By The Beach » précisément), Kanye West, ou encore « some emotional electronic ». Question de génération vous me direz.

 

Comme elle le décrit si bien, on oscille entre le côté « dancy » et le côté un peu triste de la mélodie, ce qui donne au final un rendu assez atypique. Comme elle le précise dans la même interview, cela donnerait presque un aspect extraterrestre, comme avec sa voix, retouchée voire auto tunée par moments.

Elle n’est peut-être pas la plus grande virtuose que l’Australie ai connue, mais il est quand même important de préciser qu’elle a commencé il a quelques années seulement, vers 17 ans, après avoir assisté au concert de… Allday ! En effet, c’est donc ce fameux rappeur dont il est question  dans UFO, qui lui aura prouvé qu’elle aussi, pouvait le faire. Beau petit talent, encore très naïf et à ses prémices, qui risque cependant d’exploser d’ici quelques années.

 

Le magazine de la branche Vice, I-D Magazine, nous dévoilait qu’une carrière ou des collaborations dans la mode ne la dérangeraient pas. En effet, si l’on s’attarde un tantinet sur ses looks, on se rend très vite compte que son aspect visuel reste très important, et surtout très street / branché (encore une question de génération ?).

 

 

En tout cas, on la sent prête à bâtir son propre empire. Des musiques, des concerts, une marque peut-être qui sait.

On vous tient au courant très rapidement, son prochain album ne devrait pas tarder à sortir si on en croit les paroles Mallrat.

À très vite et bonne écoute !

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KOKOROKO, la jeune relève du jazz Anglais

Ils sont 7, ils sont Anglais et font partie des jeunes espoirs anglophones à vouloir rafraîchir la scène jazz / afro-beat londonienne. Principalement composé de femmes, ce groupe n’oublie pas de préciser que bon nombre de leurs amis les plus fidèles les aident au fil du temps à peaufiner ce talent déjà largement respectable.

 

La maturité qui ressort de leur travail prouve qu’ils en veulent, et que leur talent n’est pas né de la veille ! En effet, bercés par Fela Kuti, Ebo Taylor ou encore Tony Allen, tous sont nés au sein de familles mélomanes. Ils ont ça dans le sang les petits ! De plus, nous sommes face à de jeunes ressortissants d’école de jazz, histoire de ne pas s’arrêter sur leurs acquis.

 

 

Leur faible notoriété ne leur a pas encore permis de nous délivrer un album, mais un premier morceau est disponible au sein d’une compilation regroupant les plus grands espoirs du jazz londonien actuels. Dernier titre de la compilation, il clôture cet amont de talent, et ce avec «  Abusey Junction ». Pas de paroles, seulement quelques choeurs et vocalises, venus sublimer la qualité du travail instrumental proposé. Comme je l’ai déjà dit plus tôt, la maturité dans le son de leurs cuivres et de leur guitare pourrait laisser penser qu’un groupe de quinquagénaire s’est caché derrière cette musicalité. Ils sont généreux en justesse et en qualité. C’est assez calme, comme pour Khruangbin, on est ici pour se détendre, profiter d’un moment et ce de la plus simple et de la plus belle des manières.

 

 

 

 

 

Ce ne sont pas de grandes victimes de la mode, mais certains membres du groupe s’approprient le style Wax à merveille. Des marques comme l’Atelier Beaurepaire (28 rue Beaurepaire, métro République) ou la jeune créatrice de la boutique Mansaya (49 rue Léon Frot, métro Charonne), nous ont prouvés depuis quelques années que ce style peut être des plus modernes ! Revisité dans les motifs comme dans les découpes, c’est un style à part entière qui mérite d’être mis en avant et surtout, qui mérite d’être démocratisé, tant il amène joie et chaleur humaine.

 

Atelier Beaurepaire

 

Mansaya Boutique

 

On vous tient au courant dès qu’ils sortent un album, en attendant j’espère les croiser sur les ondes de Radio Nova ou Fip

Bonne écoute !

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Khruangbin, l’invitation au voyage

Le dernier groupe à avoir fait chavirer mon coeur grâce à la simple utilisation de la guitare, c’était bien évidemment les tant reconnus Rodrigo & Gabriela. Mais aujourd’hui on change un peu de format, ils sont trois, mais surtout, on s’écarte relativement de la guitare classique espagnole. Khruangbin, ils sont Américains, et nous susurrent à l’oreille des mélodies enchanteresses, ambiantes, et terriblement agréables.

 

 

 

La moitié des titres ont beau être en espagnol, la musique est bien plus rock / blues voir folk. Les seuls moments où vous entendrez leurs douces voix seront pendant les moments titrés en anglais, tels que « Lady and Man », « Shades of Man » ou encore « Rules ». De beaux morceaux, où la guitare est tout de même toujours mise en avant, et qui au passage est réalisée par Mark Speer. – Laura Lee, elle, s’occupe de la basse (élément le plus important d’un groupe ? Pas si sûre pour ce cas-là). Enfin la batterie est gérée par D.J. –

 

Cependant, le groupe étant tourné vers cet instrument à cordes tant convoité, je vous propose de vous intéresser aux trois seuls morceaux titrés en espagnol, et qui sont, pour moi, de loin les meilleurs (toujours plus de subjectivité, on adore). « Como me quieres » ouvre le bal avec une ballade nostalgique, redondante mais tellement attachante. Mettez donc votre casque à fond en sortant de chez votre immeuble, vous m’en direz des nouvelles. Si ce morceau vous est trop reposant, je vous conseille alors « Maria Tambien », bien plus pêchu et une fois de plus bien trop entrainant pour ne pas s’y attarder cinq minutes. Une vraie BO de film, on s’y croirait vraiment, prête à dégainer mon gun à tout moment !

 

 

 

Enfin, « Como te quiero » cloture ce trio musical hispanique et revient vers le thème du premier morceau. C’est beau, c’est juste et de très bon gout. Un vinyle, un bon système son, de quoi s’allonger et on n’en demande, pas plus ! 

 

 

Je ne vais pas vous faire la rétrospective de l’intégralité des morceaux, mais l’ensemble de l’album coule et s’écoute si bien que l’on pourrait se perdre de plaisir au milieu des morceaux. « Evan Finds the Third Room » nous dévoile même quelques touches funks, toujours aussi bien réalisées (jusqu’où peuvent-ils donc aller ?!). Je ne doute pas du fait que leur live doivent être une grande réussite, le son pur de la guitare nous éclatant dans les oreilles doit probablement révéler le fin fond de leur qualité musicale.

 

 

Côté mode, comme d’habitude, ça tente des choses ! Comme ils se divisent les tâches musicales, ils font de même avec leur style. Mark Speer est constamment armé de sa veste de costume, sobre en shooting / répétition, un peu plus bariolée en concert, forcément. D.J., lui, me fait bien rire à toujours ressortir ses t-shirts / chemises les plus moches (ô grande subjectivité) : à carreaux, psychédélique, à fleurs, on l’a compris ! C’est sa touche, on ne va pas lui enlever. Heureusement, les deux seuls chromosomes XX du trio relèvent le niveau et nous offrent des tenues originales et colorées. Même Laura Lee aura succombé au rouge, la fameuse couleur qui aura traversé les continents malgré ses différentes symboliques, suivant les valeurs et cultures de chacun.

 

 

Khruangbin

Beaucoup de concerts sont prévus, mais bien sûr seulement en Amérique ou très peu en Angleterre. Comptez sur moi pour leur envoyer un message d’invitation à venir frôler les scènes françaises.

En attendant, bonne écoute à vous !

 

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R&B 2.0 et textes engagés, voici Jamila Woods

On ne peut pas dire qu’on en aura beaucoup entendu parler ces derniers mois dans les médias français. Magazines, télé ou radios, toutes aussi pointues qu’elles se le veulent, n’ont pas vraiment diffusé cette nouvelle vague du R&B Nord-Américain.

 

Sensible, explorateur et engagé, l’univers de Jamila Woods nous est déposé de manière si douce et si dure à la fois. Des textes plus qu’engagés, soutenant la cause des femmes noires pour bons nombre des morceaux. Bercée par les poèmes de la première femme noire à recevoir le prix (d’excellence) Pulitzer, Gwendoyn Brooks, et de la double récompensée du même prix, Lucille Clifton, elle aura su y puiser son inspiration pour nous délivrer aujourd’hui des textes péchus et poignants.

 

Au delà de son talent d’auteur – compositeur, elle en se fout pas de nous non plus au niveaux des productions. Bien recherchées, du r&b novateur je dirais. Étonnement à chaque morceau, c’est le type d’album construit et éclectique, qui nous montre bien plus qu’un style, bien plus qu’une   manière de faire. J’insiste car on ne va pas se voiler la face, c’est le cas de beaucoup de nos amis les musiciens. Une musique, égale, une ambiance pour tout l’album. Enfin bon, ici c’est l’inverse et ça vaut le coup de se faire une grande session et de découvrir l’ampleur du travail.

 

Chance The Rapper

En réalité ce n’est pas non plus pour rien si elle était invitée à venir performer sur une scène du Pitchfork Festival, dernier en date. Même Chance The Rapper, la garde sous son aile et vient l’accompagner sur le morceau « LSD », tiré de son dernier album « HEAVN ». Qui, au passage, est un très bon morceau doté de quelques influences jazz, il fait très « morceau d’ambiance » si vous voyez ce que je veux dire. La jeune Noname est aussi conviée à venir faire partie de la dance, et nous offre un duo encore bien engagé sur « VRY BLK ».

« I’m very black, black, black

Can’t send me back back ack

You take my brother, brother, brother

I fight back, back, back, back »

 

Noname

 

 

En janvier dernier elle a tout de même posé pour Vogue Usa, entourée de deux espoirs de la littérature américaine, E’Mon Lauren et Patricia Frazier. Jamila Woods porte une tenue Marc Jacobs. Lauren, qui est à gauche, porte une chemise Rag & Bone que vous pouvez dès à présent acquérir pour la modique somme de 345 euros, ainsi qu’un pantalon signé Ero mais ne vous affolez pas, il n’est déjà plus disponible sur le e-shop. Enfin, Frazier porte elle une robe de chez A DoubleJ, 440€, on reste dans la lignée budgétaire du shooting.

 

Bien plus que pour la couverture du prestigieux magazine, l’artiste affiche des looks personnels intéressants et tendances.

 

 

Son album est disponible sur toutes les plateformes, bonne écoute !

 

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Ravyn Lenae invite Steve Lacy à poser sa voix sur son nouvel EP

L’artiste précoce Steve Lacy (19 ans), nous avait déjà tous cloué le bec l’année dernière avec son morceau Dark Red. Et il revient de plus belle en ce début d’année avec une collaboration R&B / Soul sur le nouvel EP « Crush » de Ravyn Lenae. Qui au passage, affiche le même âge au compteur.

 

Ce combo post adolescence nous dévoile alors une maturité des idées ainsi que de la performance qui donne une toute autre dimension au projet.

 

Tout comme H.E.R l’avait fait il y a quelques mois de ça avec son album éponyme, Ravyn Lenae manipule l’art de la « vibe » et du R&B à la perfection avec ce premier et nouvel Ep. C’est sexy, c’est toujours un peu culcul sur les bords, c’est soul, c’est deep, du bon R&B en somme.

 

 

Plus sérieusement, Ravyn Lenae et Steve Lacy sont au final un duo qui se complète merveilleusement bien pour les morceaux « Computer Luv » et « Leaf Clover ». La dextérité vocale de la jeune femme et l’ingéniosité musicale de Steve Lacy offrent un rendu moderne, recherché et bien sûr, extrêmement bien réalisé.

 

 

À côté de ces deux belles réussites (les morceaux, pas les artistes), le reste de l’EP en est une à part entière. Les mélodies sont surprenantes et agréables, c’est divers et on s’éloigne parfois même très légèrement du R&B, comme sur « Closer » par exemple. Même au début de « Sticky », on croirait entendre Janelle Monae dans le timbre de la voix.

 

C’est un vrai diamant brut. Je n’ose imaginer ce que son inventivité va l’inviter à réaliser comme prouesses musicales, mais si à 19 ans on produit ce genre d’Ep, dans 10 ans elle devrait être plutôt rodée. Et continuer de créer cette fameuse Soul 2.0.

 

 

La chaleur de ses morceaux se répercute jusque dans se tenues vestimentaires. Beaucoup de rouge, de jaune ou même du orange en fond pour ses shootings, des couleurs mode et un style qui reste tout de même assez urbain et dans l’ambiance R&B. Jean taille base, rouge, simple débardeur, rose pale.

 

 

À vrai dire elle l’air d’avoir fait du rouge sa couleur emblème, de la pochette, aux cheveux. Petit rappel, amour, sensualité, amour, tels sont les mots représentatifs de cette couleur, et sans surprise, de ce style de musique.

 

 

Elle tente cependant certains styles plus classiques en terme de look ou de coloris, mais dégage une telle « vibe » que nous n’avons pas besoin de plus pour comprendre le personnage.

 

 

 

 

L’EP ne comporte que cinq morceaux et s’écoute très rapidement (17 minutes pour être précise), et j’attend du coup avec impatience la suite des aventures de mademoiselle Ravyn Lenae. Ainsi que de Steve Lacy, que je ne pourrais oublier de mentionner en cette fin de papier. Si vous n’êtes toujours pas allez écouter son dernier Ep « Steve Lacy’s Demo », courrez-y (et en plus il est modeste) !

 

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Blushes, ils reviennent avec leur single « Honey »

Originaires de Birmingham, le quatuor Blushes défend une musique plus rock / indie que pop avec ce nouveau single « Honey ».

 

 

Leur premier EP sorti en 2017, « Private Viewing », avait déjà affiché un ton indie, rock, mais aussi plus pop avec en partie le morceau le plus populaire « To The Bone ». Et ce n’est pas très étonnant, le rythme est plus pêchu, la mélodie de la guitare plus entêtante et les deux chanteurs plus… « en joie » ! C’est un peu dommage pour le reste de la discographie, qui manquerait peut-être un peu de mordant.

 

 

 

 

 

Cependant, la voix de Bradley Ayres, leader des vocalises et auteur des textes, a ce grin si charmant dont bon nombre d’anglophones ont la chance d’hériter. Et accompagne la voix de la claviériste Tiffany Evans de manière logique et complémentaire. Je ne vous cache pas qu’elle n’est pas la nouvelle Maria Carey et qu’elle n’atteindra pas la huitième octave d’ici demain. Mais elle remplit son rôle de choeur et de second chanteur. Elle prend même les reines de la chansonnette pour Hypnotise, qui aide encore un peu plus au bon déroulement de l’EP.

 

Mais n’aura pas duré très longtemps. En effet pour ce nouveau single « Honey », elle reprend délicatement sa seconde place et continue d’accompagner Bradley Ayres. Mais le plus important reste de souligner ce parti pris pour l’indie / rock. Fini les airs de pop, Blushes décident de ne pas suivre l’avis de leurs auditeurs et continuent de faire ce qu’ils leur plaisent… et ça marche ! Joey Badass si tu m’entends, je te demanderai une dernière fois de revoir ta position sur le rap oldschool (on ne sait jamais).

 

On sent bien qu’en Angleterre, il est très facile de trouver de l’inspiration, un style. On dirait que les artistes émergents Anglais ont ça dans le sang, bercer depuis leur conception presque.

 

 

Tiffany Evans rentre à la fois dans les codes de la tendance et de la mode…. À l’Anglaise. Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle, crop top boudinant – jupe shorty moulante – paillette et talons aussi lourds qu’une massue. Je vous confierai même que les Dublinoises sont les championnes en la matière. Bref, ce n’est pas le cas de notre chanteuse qui elle, tempère et et dose les artifices.

 

Petite robe en velours dorée, bottines à paillette, pantalon évasé, parfois même contrasté d’un haut ou d’un détail plus streetwear.

 

Les trois boys oscillent eux entre rockeur Anglais casual, mais toujours parsemés de détails streetwear comme avec leurs baskets ou chaussettes (très) apparentes.

 

 

 

 

 

 

 

Qu’ils ont l’air dociles et inoffensifs quand on les regarde… Pourtant, comme précisé précédemment, ce tournant beaucoup plus rock / indie est aussi plus sérieux dans la démarche, et trace leur route musicale. C’est maintenant à Pine Lane Music de réaliser leur travail, et d’en faire leurs nouveaux Arctics Monkeys ! Dont on peut, au passage, entendre des soupçons d’inspiration, et ce plus précisément dans la manière de chanter de Bradley Ayres.

 

Je ne doute pas du fait qu’ils feront de nombreuses scènes dans leur pays natal et que les festivals locaux seront quelques-uns à les inviter à jouer sur leurs petites scènes. Pour un concert en France, je vous laisse leur proposer. Cela vous donnera une bonne raison pour les féliciter au passage ! 

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HAUTE – Un duo français à la hauteur du Rnb / pop anglophone

C’est après une rencontre sur un groupe Facebook ayant pour thème la musique, que le duo Haute s’est formé, pour notre plus grand plaisir.

Ils vivent actuellement un voyage musicale des plus complet, L’Allemagne, l’Italie, les États Unis, Radio Nova…

Mélangeant des sonorités d’hip-hop, « d’électro gentil » et très souvent de rnb, leurs chansons s’apparentent à des titres hip-hop / pop que l’on écoute lorsque l’on souhaite surfer sur une vague de détente.

Ce n’est pas pour rien que leur titre « shut me down » est intégré à la playlist « douces vibes » sur spotify. « Shut me down », morceau qui les propulse vers leur notoriété actuelle après leur live ultra groovy sur la chaine youtube du COLORS show.

C’est avec un esprit vidé de toutes mauvaises ondes que l’on découvre leurs morceaux si smooth qu’on en fondrait presque dans le canapé à leur écoute.

Ce duo formé par : Romain Hainaut et Anna Majidson s’accorde parfaitement, les voix fusionnent pour nous faire succomber à leurs titres qui respirent la fraicheur.

Leurs sessions live sont à découvrir, ils savent adopter la bonne attitude et le bon rythme pour entrainer les mouvements de bassin nonchalants sur la piste de dance.

Leur rapport au style est représentatif de leur musique : décontracté mais sophistiqué.

Une gamme de couleur plutôt claire, rose poudré, blanc, bleu ciel, qui apparaît comme un clin d’œil à leur pureté musicale.

A chaque représentation, HAUTE nous concocte un look travaillé, sensuel pour Anna, un peu plus branché streatwear pour Romain.

Habillés avec des pièces de créateurs : des grands comme Jacquemus, Andrea Crews, Henrik Vibskov, Pierre Hardy mais aussi par des créateurs moins connus, comme Vibe Harsolf Jewelry.

Ils associent les marques comme COS  au minimalisme structuré s’alliant parfaitement aux pièces de Jacquemus ayant un esprit relativement proche esthétiquement parlant, comme dans ce look d’Anna à Los Angeles :

Pour cultiver leur coté fashion et leur rayonnement international, Haute collabore avec LEFOU, une marque Newyorkaise de streatwear français. LEFOU, pour « le fou » vous l’aurez compris..

La marque intègre des pièces originales pour retranscrire leur vision unique du streatwear Français.

HAUTE Et LEFOU créent donc un hoodie blanc, brodé de leur logo « Haute » couleur crème. Basic certes, mais très efficace.

Du groove, du Chill, du Smooth, du style, tous les éléments sont présents pour créer l’univers de ce duo surprenant par son aisance dans ce rude monde, qui est celui de la musique. Ils abordent cela de façon positive, et cela ce ressent dans leurs titres, tous très entrainants.

Ces Français chantants entièrement en Anglais sont à suivre de très près, car on pourrait entendre parler d’eux très bientôt.

A écouter donc, avec beaucoup d’amour.

Garçons, les deux inconnus prodiges

148 fans sur Facebook, 478 sur Instagram et 48 abonnés sur Soundcloud. Autant se dire les choses directement, on est sur un projet très émergent. Une fois de plus, ce duo a su nous ravir et rentrer dans les cases de Beat Style Makers.

 

Deelo & Julian Strangelove sont les deux Canadiens membres de ce groupe naissant. C’était sans surprise que de n’avoir quasiment aucune autre indication au sujet de ces deux inconnus. Nous devrons nous contenter des informations données précédemment. Et c’est bien dommage, alors vivement qu’ils soient sous les feux des projecteurs ! Du moins nous savons le plus important, soit qu’ils soient branchés mode, et qu’ils fassent ce que nous estimons être, de la « bonne musique ».

 

 

Deux morceaux sont à ce jour disponibles sur les plateformes de streaming ainsi que sur Soundcloud et Youtube. On ne peut pas dire que l’on va s’étouffer avec le flux de productions musicales offertes par ces deux là, mais le qualité l’emporte sur le nombre.

 

Le premier single « Numba One », sorti il y a tout juste un mois, aborde des sonorités qui se rapprocheraient presque du reggae, accompagné d’une mélodie pop / électro. Entre les vocalises r&b et la grosse voix de rappeur à la Chali 2tuna apportées à certains moments, Garçons nous expose ses divers talents, et nous fait comprendre que l’envergure de leurs capacités musicales se veut bien plus grande qu’on ne l’aurait imaginé…

À vrai dire, on ne parlera pas seulement des capacités « musicales ». Le clip de leur dernier morceau sorti il y a dix jours « Little Things », produit  par Julian Strangelove lui-même (et beaucoup plus électro), aborde une ambiance rétro, presque Wes Andersonnienne dans les décors et les couleurs. Nous pouvons alors admirer le chanteur se trémousser dans l’enceinte d’un hotel, dans un magasin rétro, etc… Et ce, toujours paré de ses plus belles pièces ! 

 

Tout comme pour le premier clip de « Numba One », qui nous expose cet excès de personnalité de la part du chanteur, tout le temps en train de se fendre la poire, de danser et de nous proposer ses styles parfois ambitieux ! Et ce, toujours dans des décors rétro, que ce soit devant une boutique et ses néons ou au milieu de l’allée d’un bus. Les idées fusent du côté du pays de la Poutine !

 

Julian Strangelove, qui s’occupe de la production musicale et visuelle, reste en général plus discret à l’image mais sait nous rassurer à grand coup de tenue excentriques. Mais le roi du « fashion game » c’est de loin le chanteur, Deelo. Grosse fourrure blanche, look dandy – streetwear et teinture blonde. Une vraie petite starlette celui-ci. Je sens que ça le démange de faire vibrer les plus grandes scènes. Je pense même qu’il s’y voit déjà !

 

 

C’est frais, à la fois dans les lignes du mainstream et de la créativité. Un album serait une bonne idée afin de les laisser s’exprimer. Car en deux morceaux seulement, le duo aborde deux types de musique tout de même bien distincts, et doivent sûrement avoir encore plus d’un style dans leur sac.

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Twin Temple, les romantiques satanistes de Los Angeles

Alexandra James et son partenaire Zachary sont très forts. Leurs ballades soul / rock nous emportent rapidement, la voix de mademoiselle James nous caresse comme l’avaient fait plus tôt Amy Winehouse ou encore plus tôt toutes nos divas de la soul.

 

 

Je ne doute pas du fait que ce genre de voix doit très bien rendre en live, ainsi que la totalité de l’oeuvre présentée. De plus avec leurs tenues de pro de Satan, on doit rentrer dans l’ambiance assez facilement. Plus que quelques touches d’orge jouées par Jeffrey Howell et nous voici transporté dans le romantisme satanique de Twin Temple.

 

Concentrez-vous un peu pour écouter les paroles. Vous allez vite comprendre qu’on est loin de Dumb Lovers ou de Joan, prêt à prendre le premier billet d’avion pour retrouver sa dulcinée. Ici la dulcinée et un tantinet plus… Coriace on va dire. En effet le thème le plus abordé, leur Jésus à eux, c’est Satan.

 

« The candles are burning bright », « give me a little death », « take me as human sacrifice ». Que de douces paroles. Donc jouées sur des airs tranquilles, chauds, réconfortants… Tout sauf satanique au final ! Joli tour de passe-passe de la part de ce couple mi-ange, mi-démon. Ils sont tout bonnement délicieusement « dark ».

 

Le titre de leur tout dernier single sorti représente donc au mieux leur univers : « Lucifer, My Love ».

 

 

Vestimentairement parlant on est encore bien calé entre les codes du « dark ». Tous vêtus de noir, vous ne verrez pas une once de couleur, non pas une, dans la garde-robe du couple (et du reste du groupe aussi au passage). Entre vestes / total look cuir noir et vêtements presque religieux, on se croirait presque au sein d’une festivité voodoo. 

 

Seuls deux morceaux sont pour l’instant disponibles, en écoute ici.

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TOMMY CA$H – il revient avec un nouveau titre « Pussy, money, weed »

Pussy, money, weed, traduisez : chatte, argent, beuh. On est donc loin, vous l’avez compris d’un clip rempli de paillettes et de licornes.

Quoique… nous ne sommes jamais à l’abri d’être surpris par ce fameux Tommy Cash.

Artiste originaire d’Estonie, d’une originalité incomparable.

Un sens artistique qui au premier abord, nous donne plus envie de se poser des questions sur la santé mentale de ce jeune homme plutôt que de se concentrer sur sa musique.

Tout d’abord laissez moi vous raconter ma rencontre avec ce rappeur complètement atypique.

C’était en 2015, une nuit de Septembre où je me suis perdue sur le vaste youtube à regarder ce que ce magnifique réseau me proposa comme nouveaux sons à découvrir. J’ai donc cliqué sur cette miniature intrigante du titre d’un certain Tommy Cash, intitulé  « Leave me alone« .

Ma première réaction fut : mais comment est-ce possible que youtube me propose une telle chose, si étrange ?

J’ai alors exploré, parcourue le web pour découvrir qui était ce chanteur avec cet accent très présent et inhabituel qui semblait faire l’unanimité.

C’est avec son style tout droit sorti des pays de l’Est qu’il a su me captiver et me faire apprécier ses chansons, qui ne sont finalement pas si étranges après quelques écoutes. Il suffit juste de s’habituer à sa voix hors norme.

Hors norme, c’est d’ailleurs l’expression qui le qualifierait le mieux, du jamais vu (pour moi personnellement). Les commentaires de ses clips sont de vrais débats pour affirmer ou non sa crédibilité en tant qu’artiste. Pour moi c’est un performeur de talent. Sur scène, une vraie bête habitée par la musique, son talent de danseur ajoute d’autant plus à la qualité du spectacle. (oui, j’ai bien dit spectacle car le personnage étant aussi théâtrale on ne peut pas simplement parler d’un concert).

Chaque clip est d’un concept complètement barré et dérangeant, d’ailleurs interdit aux mineurs, je vous laisse découvrir pourquoi avec l’excellent et très imagé et expliscite clip de SURF.

C’est donc en ce mois de Janvier que tommy Cash revient nous troubler avec ce mémorable clip de Pussy, Money, weed (« 100% selfmade et 100% selfpaid »).

Celui ci se déroule dans un univers très brut où des figurants des plus atypiques enchaînent des danses plus ou moins étranges avec des mises en scènes complètement improbables.

Malgré le fait que, oui oui, disons le, ce clip fait peur, on ne peut qu’au final apprécier le rendu du visuel final du clip qui est très, disons le sans frayeur : artistique.

Tommy Cash à une approche de la mode très personnelle et expérimentale.

Sur son instagram on peut d’ailleur observer les yeux ébahis ses influences de marques haut de gamme (vêtements, Balanciaga…) mais aussi street wear.

Dans son dernier clip il porte d’ailleurs une pièce d’un jeune designer Français : Arthur Avellano. C’est une pièce originale, un pantalon en Latex décliné en rouge, en or et en noir.

Ses collections aux connotations sexuelles et aux messages « insolents » rappellent parfaitement le style de Tommy Cash.

Il à compris la recette magique : déstabiliser avec un style et un univers complètement nouveau et étrange pour intriguer le public et le faire adhérer à ce monde parallèle.

Pour terminer cet article, j’ai choisi de vous partager un des ses meilleurs looks, inspirant…