The Strypes – concert du 31 Janvier à la Gaîté Lyrique

C’est le 31 Janvier que nous avons pu assister à un concert de rock, du vrai de vrai, offert par les Strypes.

Dans la salle, des jeunes, des plus vieux, le rockeur n’a pas d’âge.

Une mise en bouche de bonne augure grace à la premiere partie du groupe d’Amsterdam de pop/rock : Max Meser.

L’ambiance commence gentiment à devenir de plus en plus rock and roll.

Le strypes font leur entrée, on croirait acceuilir des rock stars tellement la foule est en émulsion.

Les strypes, ce groupe formé par 4 membres, si jeunes et pourtant ils ont tout compris comme s’ils avaient été managé par les Stones. Leur aisance sur scène est spectaculaire, il la pratique la scène depuis 2012.

Il exprime un parfait esprit rock influencé par les années 60 et 70.

Un charisme sur scène hypnotisant. Un rythmes qui entraine des vagues de rockeurs déchainés dans des pogos endiablés (enfin des pogos de quarantenaires donc pas les plus impressionnants  et encore…)

Une osmose sur scene entre les membres (qui ne font qu’un avec leurs instruments) leur   permet de jouer entre eux mais aussi avec leur public, ils créent une vrai interaction avec leur audience qui en redemande.

La petite salle de la gaité lyric, se transforma en quelques heures, en une boule d’énergie électrique digne d’un concert de rock plein de folie des années 70.

L’image du rockeur charismatique et mystérieux est très travaillée : le chanteur, (Ross) toujours orné de ses lunettes de soleil, malgré l’absence de soleil dans cette salle Parisienne (pour cacher les effets de la drogue peut être ?). Et non, ce cliché du rock ne s’applique pas à ce groupe qui nous promet d’être clean, selon les dires du papa manager).

Un pantalon à motif écossais au chant, une crête blonde et veste leopard ornée de pins jouant de la batterie, une chemise à fleurs à la guitare, bref un vrai look de rockstar à l’anglaise.

Ce look sur scène est travaillé pour leur image, on le ressent notamment en les rencontrant à la fin du concert habillés d’un tshirt mickey ou encore Monsieur Jack, peut être pour éloigner les groupies ? Qui sait ?

Vous pouvez retrouver toute leur tournée dans de courts vlogs et notament leur passage sur Paris: (et une apparition de nous dans leur vidéo, si si, le début d’une gloire inattendue).

C’est donc un jeune groupe avec un répertoire bien rempli et une base de fan bien investie qui nous promet un futur sous le feu des projecteurs.

Nelick – concert du 1 Février à la Boule Noire

Changement d’ambiance, et oui, sur Beat Style Makers il y en a pour tous les gouts.

Loin du concert de rock de la gaité lyric, nous nous retrouvons à Pigalle pour arpenter de pogos la salle de la boule noir.

C’est dans une ambiance conviviale animée par une jeunesse lycéenne (voir collégienne) Parisienne que nous nous attendons à découvrir le concert de Nelick en compagnie de youri, Le Sid et Lord Esperenza et oui rien que ca.

C’est quelques jours après le lancement de sa KiwibunnyTape composée de 10 morceaux que Nelick s’apprête à soulever la Boule noir.

Dans la salle c’est jeunesse à l’avant et vieillesse à l’arrière ( 20-25ans maximum).

Ce fut un très bon choix de nous motiver à bouger avec une première partie en compagnie de Youri. Les âmes sensibles ont tout intérêt à s’armer de second degré car l’ambiance démarre à coup de « je trempe mes couilles dans ta bouche comme un sachet de thé » et de pogo sur « Braque la pharmacie ».

Youri explose son rap énergique et énervé jusqu’à en faire planter la sono de la salle.

Une première partie validée donc et un gros coup de cœur pour sa version de OIZO, titre à la base plutôt détente qui se transforme en gros drop à base de bousculade de foule et gros coup de « braaaaaaaaa » sur scène.

Deuxième partie de la première partie, si je peux m’exprimer ainsi, s’en suit donc Le Sid. C’est pour moi, une grosse découverte.

Le Sid transpire (les pogos donnent chaud) la bonne humeur et l’aisance sur scène.

Swipe, titre qui écouté avant le concert ne me parlait pas du tout prend tout son sens en live.

Pour mon plus graaaaaaand plaisir, c’est en abordant une pante ultra glissante, que le Sid nous balance un excellent freestyle sur something about us de Daft Punk. C’est exactement à ce moment qu’il m’a conquise.

L’entrée de Nelick se fait donc dans une ambiance électrique déjà pleine de vibe positive.

 

Etant septique avant le concert en ayant du mal à imaginer comment rendre plus « tonic » les morceaux de la kiwibunnytape qui sont finalement pour la plupart assez chill. Je ne suis absolument pas déçue.

Une entrée sur Rang Rover avec une autotune plutôt bien gérée, malgré quelques beugs mais qui se font vite oublier.

Une grosse surprise fait son apparition (en fait ce ne fut pas vraiment une surprise car ces deux la sont toujours collés ensemble, il n’était juste pas annoncé sur l’évènement, mais bon, on ne nous la fait pas à nous)

Lord Esperanza débarque donc sur une version ultra lourde en basse (dans le bon sens) de « tout est noir ».

Une grosse surprise cependant, et pour cette fois, une vraie, la performance de Maria. Nous ne nous attendions pas du tout à entendre ce titre à ce concert mais ce fut fort plaisant et apportat une ambiance plus « légère », ce qui n’empêcha pas les pogos des plus téméraires.

Ocean 2077, sans surprise, le titre le plus connus de Nelick, très bien interprété, il n’y a rien à redire.

Lord Esperanza et Nelick forme un très bon duo qui se complète et se renvoie parfaitement la réplique.

C’est qu’on lâcherait presque une larme d’émotion dans un concert de rap quand Lord Esperanza fait une déclaration de bro-mance à Nelick.

Une bande de potes qui balancent leur concert devant leur autre bande de potes, c’est l’ambiance qui régnait ce Jeudi 1er Février à la boule noir.

Des artistes humbles, solidaires, plein de projets et de talent(s) dans la tête, voilà ce qui rend le succès de cette belle bande.

 

 

HAUTE – Un duo français à la hauteur du Rnb / pop anglophone

C’est après une rencontre sur un groupe Facebook ayant pour thème la musique, que le duo Haute s’est formé, pour notre plus grand plaisir.

Ils vivent actuellement un voyage musicale des plus complet, L’Allemagne, l’Italie, les États Unis, Radio Nova…

Mélangeant des sonorités d’hip-hop, « d’électro gentil » et très souvent de rnb, leurs chansons s’apparentent à des titres hip-hop / pop que l’on écoute lorsque l’on souhaite surfer sur une vague de détente.

Ce n’est pas pour rien que leur titre « shut me down » est intégré à la playlist « douces vibes » sur spotify. « Shut me down », morceau qui les propulse vers leur notoriété actuelle après leur live ultra groovy sur la chaine youtube du COLORS show.

C’est avec un esprit vidé de toutes mauvaises ondes que l’on découvre leurs morceaux si smooth qu’on en fondrait presque dans le canapé à leur écoute.

Ce duo formé par : Romain Hainaut et Anna Majidson s’accorde parfaitement, les voix fusionnent pour nous faire succomber à leurs titres qui respirent la fraicheur.

Leurs sessions live sont à découvrir, ils savent adopter la bonne attitude et le bon rythme pour entrainer les mouvements de bassin nonchalants sur la piste de dance.

Leur rapport au style est représentatif de leur musique : décontracté mais sophistiqué.

Une gamme de couleur plutôt claire, rose poudré, blanc, bleu ciel, qui apparaît comme un clin d’œil à leur pureté musicale.

A chaque représentation, HAUTE nous concocte un look travaillé, sensuel pour Anna, un peu plus branché streatwear pour Romain.

Habillés avec des pièces de créateurs : des grands comme Jacquemus, Andrea Crews, Henrik Vibskov, Pierre Hardy mais aussi par des créateurs moins connus, comme Vibe Harsolf Jewelry.

Ils associent les marques comme COS  au minimalisme structuré s’alliant parfaitement aux pièces de Jacquemus ayant un esprit relativement proche esthétiquement parlant, comme dans ce look d’Anna à Los Angeles :

Pour cultiver leur coté fashion et leur rayonnement international, Haute collabore avec LEFOU, une marque Newyorkaise de streatwear français. LEFOU, pour « le fou » vous l’aurez compris..

La marque intègre des pièces originales pour retranscrire leur vision unique du streatwear Français.

HAUTE Et LEFOU créent donc un hoodie blanc, brodé de leur logo « Haute » couleur crème. Basic certes, mais très efficace.

Du groove, du Chill, du Smooth, du style, tous les éléments sont présents pour créer l’univers de ce duo surprenant par son aisance dans ce rude monde, qui est celui de la musique. Ils abordent cela de façon positive, et cela ce ressent dans leurs titres, tous très entrainants.

Ces Français chantants entièrement en Anglais sont à suivre de très près, car on pourrait entendre parler d’eux très bientôt.

A écouter donc, avec beaucoup d’amour.

TOMMY CA$H – il revient avec un nouveau titre « Pussy, money, weed »

Pussy, money, weed, traduisez : chatte, argent, beuh. On est donc loin, vous l’avez compris d’un clip rempli de paillettes et de licornes.

Quoique… nous ne sommes jamais à l’abri d’être surpris par ce fameux Tommy Cash.

Artiste originaire d’Estonie, d’une originalité incomparable.

Un sens artistique qui au premier abord, nous donne plus envie de se poser des questions sur la santé mentale de ce jeune homme plutôt que de se concentrer sur sa musique.

Tout d’abord laissez moi vous raconter ma rencontre avec ce rappeur complètement atypique.

C’était en 2015, une nuit de Septembre où je me suis perdue sur le vaste youtube à regarder ce que ce magnifique réseau me proposa comme nouveaux sons à découvrir. J’ai donc cliqué sur cette miniature intrigante du titre d’un certain Tommy Cash, intitulé  « Leave me alone« .

Ma première réaction fut : mais comment est-ce possible que youtube me propose une telle chose, si étrange ?

J’ai alors exploré, parcourue le web pour découvrir qui était ce chanteur avec cet accent très présent et inhabituel qui semblait faire l’unanimité.

C’est avec son style tout droit sorti des pays de l’Est qu’il a su me captiver et me faire apprécier ses chansons, qui ne sont finalement pas si étranges après quelques écoutes. Il suffit juste de s’habituer à sa voix hors norme.

Hors norme, c’est d’ailleurs l’expression qui le qualifierait le mieux, du jamais vu (pour moi personnellement). Les commentaires de ses clips sont de vrais débats pour affirmer ou non sa crédibilité en tant qu’artiste. Pour moi c’est un performeur de talent. Sur scène, une vraie bête habitée par la musique, son talent de danseur ajoute d’autant plus à la qualité du spectacle. (oui, j’ai bien dit spectacle car le personnage étant aussi théâtrale on ne peut pas simplement parler d’un concert).

Chaque clip est d’un concept complètement barré et dérangeant, d’ailleurs interdit aux mineurs, je vous laisse découvrir pourquoi avec l’excellent et très imagé et expliscite clip de SURF.

C’est donc en ce mois de Janvier que tommy Cash revient nous troubler avec ce mémorable clip de Pussy, Money, weed (« 100% selfmade et 100% selfpaid »).

Celui ci se déroule dans un univers très brut où des figurants des plus atypiques enchaînent des danses plus ou moins étranges avec des mises en scènes complètement improbables.

Malgré le fait que, oui oui, disons le, ce clip fait peur, on ne peut qu’au final apprécier le rendu du visuel final du clip qui est très, disons le sans frayeur : artistique.

Tommy Cash à une approche de la mode très personnelle et expérimentale.

Sur son instagram on peut d’ailleur observer les yeux ébahis ses influences de marques haut de gamme (vêtements, Balanciaga…) mais aussi street wear.

Dans son dernier clip il porte d’ailleurs une pièce d’un jeune designer Français : Arthur Avellano. C’est une pièce originale, un pantalon en Latex décliné en rouge, en or et en noir.

Ses collections aux connotations sexuelles et aux messages « insolents » rappellent parfaitement le style de Tommy Cash.

Il à compris la recette magique : déstabiliser avec un style et un univers complètement nouveau et étrange pour intriguer le public et le faire adhérer à ce monde parallèle.

Pour terminer cet article, j’ai choisi de vous partager un des ses meilleurs looks, inspirant…

Thérapie Taxi – le jeune groupe prêt à conquérir nos oreilles avec leurs hits sales

Porteur des idées d’une génération Y, le groupe thérapie taxi annonce son nouvel album le 2 février 2018.

Les 4 jeunes de ce groupe sans prise de tête, mais toujours impliqués dans leurs chansons ont su s’approprier leur style musicale, un mélange d’electro pop, aux sonorités rock. Ajoutez à cela un côté frais, les influences d’une jeunesse ivre d’amour et de fête, et voilà, vous obtenez un combo gagnant.

Ces Parisiens apportent avec leurs sons une chaleur de la nuit festive, avec son désir et sa vivacité.

Leurs paroles poétiques (parfois très crues : « Salope »), parlent d’amour, de festivité, de drogues, de la jeunesse tout simplement.

Récemment ils nous enflammaient avec leur « hit sale » en featuring surprise avec Roméo Elvis. Malgré leurs styles complètement opposés ils ont su s’allier afin de créer un titre très sale pour ambiancer vos soirées.

Mon titre préféré étant Pigalle, il me fait énormément penser à un mélange de Tatiana de la Femme, et à Hummer de Foals. Une hymne à la fête finalement, mais celle-ci prenant place à Pigalle.

L’envie de danser s’active lors de l’écoute de leurs tubes, puis on découvre Adéna, une très belle balade electro pop, aux paroles d’amour contradictoire, de violence et de tendresse.

Ces Parisiens habitués des fripes adoptent un style casual vintage et attaquent la scène musicale à coups de vestes Adidas sportswear chopées chez Guerissol.

 

LOUD – Le québécois qui s’apprête à rouler sur Paris

Il est désormais possible de chercher mais surtout de trouver facilement le talent ailleurs. Les frontières tombent pour laisser percer des artistes d’outre mer pour notre plus grand plaisir car il y a toujours des découvertes incroyables à faire.

Ma découverte de l’année fut Loud, un rappeur québécois.

J’ai réellement eu le sentiment de dénicher une mine d’or, ce sont les oreilles grandes ouvertes que j’ai écouté sans relâche la musique de cet artiste à prendre au sérieux.

Loud affirme le mélange de culture franco-américaine avec lesquelles vivent les québécois. Il représente parfaitement ce mode de vie qui est pour nous (Français) inhabituel. Mixer l’anglais et le français dans la même phrase créé un flow unique, les deux langues étant très différentes en prononciations. Dans ses musiques elles paraissent faites pour être mélangées.

Il provoque d’ailleurs sur le fait que certains artistes n’assument justement pas le fait d’avoir cet accent et d’être au milieu de cultures s’opposants presque et décident de choisir au final entre l’une d’elles.

« Tu voulais percer en France hein ? Du coup t’as largué ton accent. T’as truqué ta voix comme T-Pain, Né Pour un petit pain, mort pour un croissant » (devenir immortel)

« Ils pensent tous que j’suis ’ricain quand j’leur parle de Où J’Vis »(56K)

Au contraire, lui en fait sa force et se créé un univers puissant, percutant, au premier abord étonnant mais très vite appréciable.

C’est avec cet accent très souvent pris à la rigolade que Loud s’impose très sérieusement dans le rap game toutes catégories confondues.

Actif depuis plus de 10ans dans ce monde vaste qui est celui de la musique rap / hip-hop, Loud a su se démarquer et créer sa place dans sa catégorie méconnue mais montante. Sa réputation s’est faite grâce à sa participation dans le groupe LoudLory Ajust.

C’est en écoutant ses sons que l’on comprend : sa réputation n’est plus a faire, il n’a plus rien à prouver. Derrière les paroles et son flow fluide se cache une maturité et une prise de recule sur la vie impressionnante.

Loud se connaît, il parle même presque au passé de sa carrière et y consacre notamment une chanson « devenir immortel avant de mourir ».

Il aborde des sujets tel que l’argent, le succès, la gloire, également l’influence du rap Français et de la France en général qu’il se prépare à conquérir avec sa musique.

Aujourd’hui, il se sent seul au monde dans son genre, il souffle la concurrence, s’envole au dessus en Boing.

Le son qui pour moi, a le plus gros degrés de qualité que cet artiste ai pu faire est le titre : « hell what a view ».

C’est un hymne touchant, posé, qui fait prendre de la hauteur et apporte à la réfection.

Pour le coup, on dirait presque un titre « d’au revoir ». Loud nous parle de sa carrière avec tant de recul comme si elle était over pour de bon et qu’il partait en exil loin du monde musical.

La répétition de « j’ai vu » et de « je connais » confirme ce sentiment d’observation, Loud est au dessus il ne se préoccupe plus de ce qu’il l’entoure.

Le mélange d’anglais et de français prend tout son sens dans cette chanson et paraît naturel à l’écoute. D’ailleurs son clip en noir et blanc très contrasté apporte d’autant plus cet air de nostalgie et de mystère.

Les prises de vue sont simples, dans le désert, devant des pyramides, dans une voiture mais très intenses et poignantes.

L’esthétique de ses clips est poussée, chaque musique impose un univers significatif. Il est parfois inutile de réaliser des gros clips aux effets spéciaux à la Star Wars, un bon cadrage, une bonne prestance et un bon rythme suffisent pour rendre un tout éloquent et invulnérable.

Le clip de 56K rappelle celui de Big Sean, Bounce Back, référence au ciel de couleur rose.

Clip de Big Sean – Bounce Back

Celui de devenir immortel avant de mourir est épatant et en parfait accord avec ce titre vibrant.

Les sonorités de ses morceaux me font parfois pensé à celle de Riles (56K, devenir immortel avant de mourir) assez Japonisant avec des beats lents mais puissants.

Le style de Loud est très influencé par le streetwear et à tout le style d’un rappeur moderne : Bombers Tommy Hilfiger, veste en jean, casquette à l’envers.

C’est dans le clip de « hell, what a view » qu’il aborde un style plus minimaliste, en total noir.

Les références de son arrivée en France sont nombreuses :

« On s’apprête à rouler sur Paris smellthat new cheese

On va prendre notre équipage réduit sur Air France»

« Paris c’est loin sauf en 747 »

«  Tu voulais percer en France hein ? du coup t’as largué ton accent »

On accueillera donc ce phénomène avec grand plaisir à la boule noir le 29 Janvier 2018.

 

Bagarre – Bonsoir, Ils sont Bagarre

Nous avions embarqué ensemble la semaine dernière  avec le banger puissant de Cledos ,nous voilà de retour en France avec le groupe Bagarre.

Mon coup de cœur pour ce groupe ne fut pas immédiat…En effet, à la première écoute, j’ai cru détester. Mais force de persévérance, je peux désormais affirmer mon amour pour leur style ,entièrement unique, plein de gymnastique, tant par leurs corps (référence au clip « claque-le ») que par la poésie de leurs textes.

Le beat de leur son est rapide, entrainant, électro, bref, jouissif.

Leurs bases sont énormément variées, parfois hip-hop, parfois reggae (« béton armé »), électro, mais aussi aux sonorités arabiques (« le gouffre »)

Ce qui rend leur musique cohérente est leur flow et leur façon d’incruster leurs paroles poétiques sur leurs instrus.

Il faudra plusieurs écoutes pour comprendre (ou pas) l’histoire qu’ils nous comptent.

Un mélange de Salut c’est cool (qui vient d’ailleurs en vidéos suggérées juste après leur titre sur youtube), de Vald, parfois de Skrillex, de Fauve et de Flavien Berger

Bref un mélange très varié mais qui fait leur originalité musicale, car justement, on ne saurait pas les classer correctement avec d’autres artistes.  Ils existent sans doute mais malheureusement je ne les connais pas… encore.

Leur EP « Musique de club » résume leur objectif : faire des titres pour mettre L’AMBIANCE!!!

C’est en 2015 qu’ils m’ont étonnés pour la première fois avec une série de titres et de de clips novateurs.

Comment être original en playback, face caméra, dans une salle vide et tout cela en noir et blanc ?

C’est pourtant le pari qu’ils ont su relever en nous bluffant avec 5 clips : 1 clip par membre du groupe. Orné de leur signature : veste Adidas des années 90 et grosse chaine en or plastique, chaque artiste du groupe performe SON titre avec une mise en scène simple mais qui n’en est pas pour le moins marquante. Je laisse du suspense pour que vous puissiez découvrir par vous même.

C’est en Novembre 2017 qu’ils reviennent en force pour mon plus grand plaisir !

Ils ont repris l’idée de tourner dans une salle sans âme pour cette fois, créer un clip coloré, sophistiqué et hypnotique.

C’est avec un montage et des placements réussis qu’ils nous captivent et nous entrainent dans leur univers.

Exit la veste Adidas, le costume colorblock aux épaules trop larges est de sortie. La chaine en or est évidemment toujours présente.

Poétiques, dynamiques, festifs et ingénieux, j’ai encore beaucoup d’adjectifs pour les qualifier car leur univers et leur attitude incroyable me le permet.

Maintenant c’est à vous de chercher quel son de Bagarre vous correspond et il ne vous reste plus qu’à le balancer au nouvel an pour que tout le monde se déchaine dessus et profiter de la fête.

Cledos – Le banger venu de Finlande

Certains artistes vont choisir de réaliser 1 titre « banger » sur dix, ici Cledos choisit d’expoiter ce rythme rapide et ces gros beat bien énervés sur tous ses titres.

Inspiré du rap Américain, on reconnaît facilement les références de Cledos : Xxtentatcion, Lil Pump, Post Malone… et beaucoup d’’autres, ils sont beaucoup trop nombreux pour être tous cités.

C’est donc à seulement 18 ans que Cledos s’impose dans le rap game et pour changer : il ne rappe pas en Anglais mais dans sa langue natale, le Finnois.

Pour ma part je n’y comprends rien, mais ça ne m’empêche pas de cerner la brutalité du morceau et de « m’ambiancer »dessus.

En plus du gros son qui nous attaque (avec plaisir) les oreilles, ses clips réconfortent notre rétine.

Ce que j’aime de nos jours, c’est que même en étant un artiste d’un « petit » label, ici PME Records, il est possible de proposer un résultat propre et de qualité. Cela passe par la musique mais aussi par le clip, qui est très important car il constitue l’univers de l’artiste.

Cledos a su bien s’entourer pour créer un contenu visuel très « propre » et à son image.

Niveau style, ce skaterboy simpose dans ce mouvement de jeunes mélangeant  des pièces de luxe et des codes streatwear. Mélange de lunettes Gucci et de baskets Vans. Les combinaisons sont infinies.

Le mix des pièces hip-hop choppées en fripes, de sacoches bananes et de codes issus de la culture du skateboard crée son style original, adopté par de nombreux artistes mais qui reste tout de même inédit. On ne croise pas de tels énergumènes « sapés » comme cela tous les jours non plus.

Pour conclure, je souhaite pointer le radar à talent vers le nord de l’Europe  car ils nous réservent des petites pépites, crédibles et bien prêtes à rentrer dans le game sérieux de la musique.

Ce genre d’artistes qui débarquent en choisissant de ne pas  chanter en anglais et assumant leur langue pas très commune, est en pleine émergence, pour notre plus grand plaisir!!

 

En petit bonus de cette découverte de Finlande, je vous dirige vers quelques bangers francophones plutôt plaisants; car oui, il n’y pas que les américains qui ont cette maitrise :

Lors esperenza – Oh Lord

Romeo Elvis – Méchant

Youv Dee x Sirap x Mirbla x Lee Kokoro – C’est mieux

Lomepal – Malaise

Vald – Strip

Tengo John – Trois Sabres

 

*Attention si vous écoutez avec vos écouteurs, vous risquez de devenir sourds si le son est trop fort*

La nouvelle vague française pleine de peps et d’amour

Depuis quelques années, nous assistons à un phénomène rare et assez discret, mais qui pourtant commence à attirer l’attention. De jeunes Français débarquent dans la musique avec des sonorités nouvelles et, attention scoop…..ils chantent en Français.

Parler Français tout en étant français ? Assez banal me direz vous, et pourtant nous avons assez de peine à trouver des groupes ou artistes (émergeants) qui assument la langue considérée comme la plus romantique du monde.

Une musique électro-pop sensuelle, des paroles qui, comme le dit Vendredi sur mer dans les filles du désirs : pue l’amour.

On part dans un monde plein de pureté, de douceur aux couleurs pastel et rassurantes.

Exit la ballade qui fait pleurer, le rock électrique qui active notre flux sanguin et nous fait serrer la mâchoire de colère. Avec ce style musicale nous sommes plutôt installé dans un bus, la tête contre la vitre à regarder les paysages, direction les vacances avec le sentiment de vivre l’histoire d’amour, plus compliquée que celle de twilight.

Cette frenchie touch, se traduit comme des sonorités légères mais puissantes, grâce à l’utilisation des paroles. Comme une poésie celles ci sont appliquées sur une instrumentale répétitive mais entrainante, comme si elles nous étaient directement chuchotées à l’oreille.

On s’attarde sur les paroles dès la première écoute car elles sont généralement assez riches en texte et on prend plaisir à prêter attention à l’histoire que l’on nous raconte, que dis-je , que l’on nous susurre.

Pour vous introduire, ou non, à ce nouveau genre voici quelques noms à retenir car on pourra bientôt se la peter en soirée avec un fameux: « Quoi ? Tu ne connais pas ? Pourtant j’écoute ca depuis tellement longtemps. »

Paradis, c’est pour moi le groupe émergeant de ce « mouvement » ayant le plus percé.

Avec leurs influences très prononcées d’Etienne Daho et de Depeche mode, sur certaines sonorités instrumentales, le groupe ajuste des sons des années 80 pour leur ajouter de la mélancolie de 2017 ainsi qu’une envie d’entrer dans la fièvre du dancefloor.

Le groupe a su faire sa place sur la scène Française mais aussi internationale. Une musique dansante, planante, vacancière, amoureuse nous transporte.

Paradis manie la langue Française, en joue sur ses paroles, ils nous susurrent des mots doux à l’oreille qui nous font frissonner.

C’est donc une ode à la rêverie en plein été qui séduit chaque âme charitable qui se lance dans l’écoute de leur musique.

Les clips s’exposent avec de nombreuses influences vintage, beaucoup de ralentis, de femmes et de passion.

Vendredi sur Mer : étoile montante venue du sud, Charline Mignot débute une carrière pleine de potentiel et de charisme. Un univers affirmé, ses chansons s’écoutent à la suite, comme une histoire, peu importe l’ordre. Elle nous transporte dans son monde plein de mélancolie et d’émotions. Ses clips sont très travaillés et adaptés à chaque titre/histoire.

La femme à la peau bleue est un titre que je considère comme une ode à la femme. Marqué par un clip très original mais aussi avec une esthétique très fine, Vendredi sur Mer manie la musique et le style avec perfection et sait très bien s’entourer pour la réalisation de ses clips, notament avec la photographe Alice Kong, Thekongcept sur instagram.

Bleu toucan, duo  émergeant du même label que vendredi Sur Mer, qui contient d’ailleurs des pépites, surfent sur cette vague de vacances, bon ok…Ils ont chanté en Anglais mais leur chanson Hanoï café se classe parfaitement dans ce style de pop à la Française avec un clip tourné dans un karaoké plein de couleurs et de décontractitude.

Lewis of Man : cet artiste auto-produit, créateur de mélodies touchantes dit

 s’inspirer des bandes originales de films italiens des années 70. Il nous

 envoute par ses morceaux planants qui nous transportent dan

s un univers vaporeux aux sonorités parfois enfantines.

Ces nouveaux artistes touchent aussi l’international, ils incarnent la légèreté à la Française, ou comment être adepte du « être stylé sans trop d’effort ».

Une nonchalance sophistiquée qui touche les émotions, tristesse ? joie ? mélancolie ? C’est à nous d’en décider et d’interpréter les histoires qu’ils nous suggèrent et qui finalement, nous laissent une part d’imagination dans leur interprétation.

Evidement je ne site que très peu d’artiste, il en existe bien plus qui nous proposent du contenu visuel et auditif d’une aussi belle qualité. Maintenant, à vous de les découvrir.

 

Clément Bazin – concert du 30 Novembre à la Gaîtée lyrique

C’est plein de bonne humeur et d’euphorie que nous nous sommes dirigées le 30 Novembre à la gaîté lyrique pour le concert de Clément Bazin.

C’est sur un coup de tête, quelques jours avant, que j’ai décidé de prendre ma place, convaincue par sa performance aux Solidays mais aussi par l’écoute « on repeat » de « with you ».

La Gaité Lyrique est une nouvelle fois, une salle que je ne connaissais pas, très accueillante (elle aussi), un peu petite, mais largement suffisante.

J’enchaîne donc directement sur la première partie du concert animée par ; Tito Candela, un musicien Vénézuélien.

Surfant sur la même vague de style « planant électro caraïbe » que Petit Biscuit, Fakear… il clame se démarquer par l’utilisation de « sampling » (qui est l’utilisation d’un son enregistré de provenance diverse, incorporé dans une chanson).

Une fois de plus, ce n’est pas la première partie qui m’a convaincue, seulement je pense que cela implique le fait que je ne suis pas fan des sonorités « tropicales » un peut trop vacancières, qui sont assez « gnan-gnan » à mon goût.

Certains morceaux m’ont cependant plu car le beat était plus fort et ils se rapprochaient un peu plus à de l’électro qui me fait danser. Le reste du temps je suis plutôt restée à essayer de bouger mes hanches comme une danseuse hawaïenne mais bon… sans succès.

Sans trop connaître Clément Bazin, je suis donc restée sur ma faim après cette première partie non pas décevante car je ne connaissais pas l’artiste, mais plutôt pas très énergisante.

Cependant Tito Candela était très dynamique et très sympathique, et comme il nous a fait beaucoup rire à la fin de sa performance avec son « merci pour les mains » lorsque nous applaudissions, je vous mets un petit lien vers son soundclound.

Avant le début du live de Clément Bazin, les techniciens se sont mis à installer de nombreux instruments sur la scène. Moi, crédule comme jamais, je demande à mes amis : « mais comment il va faire avec toutes ces batteries et ce clavier ? Il ne va pas courir sur la scène pour jouer de tous les instruments ? »

Une fois cette question pleine d’intelligence posée le concert commença.

C’est donc en cette soirée neigeuse que nous nous sommes dirigées vers une belle plage de sable avec Clément Bazin et toute la Gaîté Lyrique.

J’ai découvert un genre musicale qui normalement ne m’émeut pas vraiment, mais la performance de Clément Bazin est si captivante que je ne pouvais qu’adhérer.

Écouter sa musique chez soi, dans son casque, n’est rien comparé au fait de le voir sur scène.

Clément Bazin est sous le feu des projecteurs, sur scène, acclamé par un public, et pourtant il reste très humble, il nous remercie de nombreuses fois. Il est généreux dans sa musique, passionné, habité, il tire la langue de concentration (ah les petits tics des musuciens…).

Sa musique amène du bouillonnement dans nos corps, l’envie de danser sur ses sons pleins de chaleur.

C’est à la première chanson que j’ai compris que les instruments présents sur scène n’étaient pas des batteries (capitaine obvious), mais plutôt des steel-drums.

Le Steel-Drum est le genre d’instrument qu’on a tous déjà entendue mais qu’on ne sait pourtant pas nommer.

Clément Bazin a commencé cet instrument à l’âge de 12 ans. Il se joue en orchestre, c’est d’ailleurs dans un orchestre qu’il a appris à le jouer mais qu’il utilise seul désormais.

Cet instrument est le dernier instrument acoustique inventé, il provient du sud des caraïbes (d’où la chaleur, les tropiques, tout ca…)

Je sort d’ailleurs toutes ses informations du petit disclaimer qu’il nous a fait lors du concert, ce que je trouve intelligent. Cet instrument est donc une signature dans ses musiques, et le mettre à l’honneur rend la chose encore plus intéressante, il nous démontre encore une fois sa générosité en nous partagent sa passion.

Lors de quelques chansons il a d’ailleurs fait appel à deux de ses amies jouant du même instrument pour l’accompagner dans sa prouesse, justifiant la présence des 3 steel-drums (« hiiiiiiiiiinnnnnnnn »)

Nous avions d’ailleurs le fan club de steel-drum devant nous au premier rang, moyennant un âge de 40 à 50 ans. Ce qui était assez drôle.

Pour la fin de son concert un chanteur venu de Montréal, Zéphir nous a interprété le dernier morceau.

Plein d’énergie et des mouvements de danse à nous faire mourir de rire tellement ils étaient assumés et stylés, il a parfaitement clôturé ce concert plein de joie, d’exultation, à la Gaité Lyrique.