Pink Floyd qui pique ton coeur

Cette semaine c’est un format un peu spécial que je vous propose sur Beat Style Makers. Aujourd’hui, pas d’artiste émergent, méconnu, je m’attaque plutôt à un grand nom de la musique.

Groupe phare des années 70, les Pink Floyd traversent les générations pour venir m’accompagner pendant mon enfance des années 2000.

Pour contextualiser ceux qui ne connaissent pas (ou peu), les Pink Floyd sont un groupe de rock psychédélique des années 70, si ce n’est pas, le groupe le plus célèbre identifié à ce mouvement. Il est composé de Roger Waters, David Gilmourd, Nick Mason, Richard Wrigh et Syd Barrett (quitte le groupe en 1970).

Nos parents nous transmettent une part de leurs goûts musicaux, certains choisisssent de creuser cette culture et d’en faire leur gout musicaux, d’autres préfèrent virer sur un tout autre chemin mélodieu. Pour ma part, le bourrage de crâne musical parental a commencé dans le ventre de ma mère. Pendant toute sa grossesse ma génitrice écouta les nombreux albums de Pink Floyd, je tend à penser que cela format prématurément mon affection pour leur musique. Mes parents étant des grands fans de musique j’ai eu le droit à énormément de diversité lors de mon enfance. De Baschung à The Clash, de Bob Marley à Téléphone, et tant d’autres, cela me créa les bases qui m’ont permis de découvrir et d’apprécier tout type de musique.

Dans notre maison nous n’écoutions pas seulement des morceaux de temps en temps, mais nous organisions des rendez-vous dans le salon, près de la chaine stéréo. Mon père lançait alors un album, très souvent The Wall ou bien Dark Side of the moon, et nous écoutions silencieusement ou en débâtant, l’album entier. Sachez que les albums de Pink Floyd sont assez longs (de 45minutes à 1 heure 30). Cela ne nous arrêtait pas. Cette façon de dévorer un album créa en moi un réel déclic face à cette musique psychédélique.

Ce n’est qu’adolescente que j’ai décidé, après un nombre d’écoutes au  delà de l’infini, de me pencher vers les paroles et l’histoire du groupe. J’ai donc cherché les traductions des textes tel que breath, time, wish you were here, shine on you crazy diamons, pig….

L’émotion, c’est ce qui ressort le plus pour moi lorsque j’écoute du Pink Floyd. Peu importe le « mood » dans lequel je suis chaque titre m’imprègne de son enthousiasme, de sa colère, de sa tristesse ou bien de sa joie. Même si, ne nous le cachons pas, peu de morceaux invoquent une vie joyeuse sans encombre.

Chaque paroles méritent d’être écoutées et comprises ce qui n’est pas toujours possible, car nous ne pouvons pas malheureusement traduire un trip sous LSD! Je vous partage donc cet extrait :

« Remember when you were young,
Rappelle toi quand tu étais jeune,
You shone like the sun.
Tu brillais comme le soleil.
Shine on you crazy diamond.
Continue de briller toi le diamand fou.
Now there’s a look in your eyes,
A present il y a un regard dans tes yeux,
Like black holes in the sky.
Comme des trous noirs dans le ciel.
Shine on you crazy diamond.
Continue de briller toi le diamant fou.
You were caught on the crossfire
Tu a été pris entre les tirs
Of childhood and stardom,
De l’enfance et de la célébrité
Blown on the steel breeze.
Envoyé dans un vent d’acier
Come on you target for faraway laughter,
Viens toi la cible des rires lointains
Come on you stranger, you legend, you martyr, and shine !
Viens toi l’étranger, toi la légende, toi le martyr, et brille ! »

Source: La coccinelle

 

Ce groupe dispose d’une histoire si forte qui se raconte à travers leurs chansons, les paroles. Mais surtout, chacun peut y faire écho et s’identifier et ressentir l’émotion de la musique.

Ce que j’aime particulièrement dans leur musique, c’est qu’ils prennent leur temps, un morceau classique ne dure pas cinq minutes « seulement ». Les paroles viennent généralement après une introduction planante pour finalement terminer sur une apothéose instrumentale vibrante, souvent accompagnée de choristes.

Chaque album est construit d’une histoire, c’est d’ailleurs ce qui a inspiré le réalisateur Alan Parker à réaliser le film le Wall en 1982. Ce film est pour moi un chef d’œuvre mais attention aux âmes sensibles car celui ci est extrêmement  « tripant » . Je n’ai d’ailleurs pu le regarder qu’une seule fois.

 

Voici le synopsis du film.

« Sentant sa personnalité défaillir, Pink, une star du rock, se fabrique un mur protecteur derrière lequel il croit d’abord trouver refuge. Mais ce mur finit par l’étouffer et le pousse, seul et malheureux, jusqu’aux portes de la folie. Il passe alors en revue les éléments importants de sa vie ; la mort de son père à la guerre, sa mère trop protectrice et castratrice, les brimades de professeurs, puis l’échec de son mariage et la plongée dans la drogue, autant de briques dans le mur, ou d’éléments qui en ont comblé les interstices.Cet examen de conscience le mène jusqu’à son autoprocès.« 

Source: wikipédia

Celui-ci ne comporte quasiment pas de dialogues, le son est uniquement l’album The Wall. C’est un film fait de séquences animées particulièrement troublantes et de scènes filmées avec pour acteur principal, Bob Geldolf qui réalise une performance incroyable.

Suivre ce film s’apparente à une vraie expérience mentale ou bien à une expérimentation de drogue forte qui ne se passe pas comme prévue, cependant on en ressort bouleversé, révolté et oui, un poil dépressif.

L’affiche le démontre parfaitement avec cette face déchirée pleine de douleur qui représente parfaitement l’ambiance angoissante de ce long métrage autour de la schizophrénie.

 

Les messages et les histoires de ce groupe sont nombreux, le lavage de cerveau du gouvernement envers la société, le deuil, la folie, la dépendance à la drogue, la guerre, les manipulations de l’industrie de la musique, et tant d’autres…

Que l’on aime ou pas Pink Floyd, ils resteront le groupe qui a marqué et changé à jamais le rock avec leurs 16 albums.

Voici, ma liste non exhaustive des meilleurs morceaux (selon moi) de ce formidable groupe :

Have a cigar

Shine on you crazy diamond

Echoes

High hopes

Time

Confortably Numb

Pour tous les nostalgiques  qui souhaitent revivre les concerts complètement fous de Pink Floyd, ou bien ceux qui n’ont pas eu cette chance, je vous conseille fortement de prendre une place pour les « Brit Floyd ». Oui le nom est barbare mais pourtant, le copier-imiter est absolument parfait, c’est à se demander si les membres du groupe de sont pas revenus sur scène  pour nous proposer ce show. Des mises en scène inspirées des vrais concerts de Pink Floyd, la voix du chanteur identique à celle de Roger Waters, c’est une expérience musicale très émouvante ( je parle en connaissance de cause pour avoir vu le groupe performer en 2016).

Pour ceux qui souhaitent découvrir l’histoire passionnante et déchirante qui se cache derrière ces paroles et ce groupe si mystérieusement intriguant, il existe de nombreux documentaires (ARTE).

N’hésitez pas, à la suite de cet article à réagir, et à nous parler vous aussi, des groupes ou des artistes qui vous accompagnent tout au long de votre vie et qui vous font vibrer.

Yanis met le feu à la pop avec son clip Embrace

Pour cette rentrée de Beat Style Makers j’ai choisi de démarrer cette nouvelle année en vous présentant un artiste français. Découvert récemment je peux vous assurer qu’il saura se faire une place dans notre vaste monde de pop française.

C’est le 3 Octobre 2018 que Yanis sort son titre Embrace sur youtube sous son propre label Mauvais Genre.

Une très bonne découverte car dès la première écoute, le titre nous entraine dans une énergie vibrante accompagnée de danse libérée et audacieuse. Danse qui s’inscrit parfaitement dans le style de celui de Christine and The Queen (Aujourd’hui Chris). Une danse libre pleine de vigueur, de force et de vitalité. Yanis et les deux danseuses du clip s’embrasent avec grâce, dans une ambiance sombre mais aérée qui nous laisse entrevoir l’univers de Yanis, bientôt dévoilé entièrement dans un album.

Pour laisser place à leurs amples mouvements, les artistes sont habillés de façons minimalistes et accordés à l’ambiance brumeuse du clip.

Les coupes des vêtements sont simples, droites, elles suffisent à sublimer les corps.

L’alliance d’un costume blanc oversize au décolleté plongeant, d’une chemise rouge nacrée laissant apparaître les tatouages de Yanis et d’un haut asymétrique: est sobre et dénuée de superficiel mais rend le tout harmonieux et stylistiquement parlant, réussi.

Yanis ayant lui même participé au stylisme du clip (avec l’aide de Stéphanie Vaillant) est habillé d’un pantalon fait à la main par la maison de Shylo et d’une chemise de Lionel Morin.

Des images de ce clip ont été immortalisées par la brillante photographe Marie Pierre Durand qui mérite que l’on jette un coup d’oeil à son univers.

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Hors série ❤️ @mynameisyanis.

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Yanis sera présent à l’Olympia le 12 Octobre lors de la première partie du groupe de pop/rock Français de HyphenHyphen. Il est donc temps de prendre ses places si l’on ne veut pas louper son embrasement sur scène qui nous promet une belle performance.

 

The Strypes – concert du 31 Janvier à la Gaîté Lyrique

C’est le 31 Janvier que nous avons pu assister à un concert de rock, du vrai de vrai, offert par les Strypes.

Dans la salle, des jeunes, des plus vieux, le rockeur n’a pas d’âge.

Une mise en bouche de bonne augure grace à la premiere partie du groupe d’Amsterdam de pop/rock : Max Meser.

Max Meser

L’ambiance commence gentiment à devenir de plus en plus rock and roll.

Le strypes font leur entrée, on croirait acceuilir des rock stars tellement la foule est en émulsion.

Les strypes, ce groupe formé par 4 membres, si jeunes et pourtant ils ont tout compris comme s’ils avaient été managé par les Stones. Leur aisance sur scène est spectaculaire, il la pratique la scène depuis 2012.

Il exprime un parfait esprit rock influencé par les années 60 et 70.

Un charisme sur scène hypnotisant. Un rythmes qui entraine des vagues de rockeurs déchainés dans des pogos endiablés (enfin des pogos de quarantenaires donc pas les plus impressionnants  et encore…)

Une osmose sur scene entre les membres (qui ne font qu’un avec leurs instruments) leur   permet de jouer entre eux mais aussi avec leur public, ils créent une vrai interaction avec leur audience qui en redemande.

La petite salle de la gaité lyric, se transforma en quelques heures, en une boule d’énergie électrique digne d’un concert de rock plein de folie des années 70.

L’image du rockeur charismatique et mystérieux est très travaillée : le chanteur, (Ross) toujours orné de ses lunettes de soleil, malgré l’absence de soleil dans cette salle Parisienne (pour cacher les effets de la drogue peut être ?). Et non, ce cliché du rock ne s’applique pas à ce groupe qui nous promet d’être clean, selon les dires du papa manager).

Un pantalon à motif écossais au chant, une crête blonde et veste leopard ornée de pins jouant de la batterie, une chemise à fleurs à la guitare, bref un vrai look de rockstar à l’anglaise.

Ce look sur scène est travaillé pour leur image, on le ressent notamment en les rencontrant à la fin du concert habillés d’un tshirt mickey ou encore Monsieur Jack, peut être pour éloigner les groupies ? Qui sait ?

Vous pouvez retrouver toute leur tournée dans de courts vlogs et notament leur passage sur Paris: (et une apparition de nous dans leur vidéo, si si, le début d’une gloire inattendue).

C’est donc un jeune groupe avec un répertoire bien rempli et une base de fan bien investie qui nous promet un futur sous le feu des projecteurs.

Nelick – concert du 1 Février à la Boule Noire

Changement d’ambiance, et oui, sur Beat Style Makers il y en a pour tous les gouts.

Loin du concert de rock de la gaité lyric, nous nous retrouvons à Pigalle pour arpenter de pogos la salle de la boule noir.

C’est dans une ambiance conviviale animée par une jeunesse lycéenne (voir collégienne) Parisienne que nous nous attendons à découvrir le concert de Nelick en compagnie de youri, Le Sid et Lord Esperenza et oui rien que ca.

C’est quelques jours après le lancement de sa KiwibunnyTape composée de 10 morceaux que Nelick s’apprête à soulever la Boule noir.

Dans la salle c’est jeunesse à l’avant et vieillesse à l’arrière ( 20-25ans maximum).

Ce fut un très bon choix de nous motiver à bouger avec une première partie en compagnie de Youri. Les âmes sensibles ont tout intérêt à s’armer de second degré car l’ambiance démarre à coup de « je trempe mes couilles dans ta bouche comme un sachet de thé » et de pogo sur « Braque la pharmacie ».

Youri explose son rap énergique et énervé jusqu’à en faire planter la sono de la salle.

Une première partie validée donc et un gros coup de cœur pour sa version de OIZO, titre à la base plutôt détente qui se transforme en gros drop à base de bousculade de foule et gros coup de « braaaaaaaaa » sur scène.

Deuxième partie de la première partie, si je peux m’exprimer ainsi, s’en suit donc Le Sid. C’est pour moi, une grosse découverte.

Le Sid transpire (les pogos donnent chaud) la bonne humeur et l’aisance sur scène.

Swipe, titre qui écouté avant le concert ne me parlait pas du tout prend tout son sens en live.

Pour mon plus graaaaaaand plaisir, c’est en abordant une pante ultra glissante, que le Sid nous balance un excellent freestyle sur something about us de Daft Punk. C’est exactement à ce moment qu’il m’a conquise.

L’entrée de Nelick se fait donc dans une ambiance électrique déjà pleine de vibe positive.

 

Etant septique avant le concert en ayant du mal à imaginer comment rendre plus « tonic » les morceaux de la kiwibunnytape qui sont finalement pour la plupart assez chill. Je ne suis absolument pas déçue.

Une entrée sur Rang Rover avec une autotune plutôt bien gérée, malgré quelques beugs mais qui se font vite oublier.

Une grosse surprise fait son apparition (en fait ce ne fut pas vraiment une surprise car ces deux la sont toujours collés ensemble, il n’était juste pas annoncé sur l’évènement, mais bon, on ne nous la fait pas à nous)

Lord Esperanza débarque donc sur une version ultra lourde en basse (dans le bon sens) de « tout est noir ».

Une grosse surprise cependant, et pour cette fois, une vraie, la performance de Maria. Nous ne nous attendions pas du tout à entendre ce titre à ce concert mais ce fut fort plaisant et apportat une ambiance plus « légère », ce qui n’empêcha pas les pogos des plus téméraires.

Ocean 2077, sans surprise, le titre le plus connus de Nelick, très bien interprété, il n’y a rien à redire.

Lord Esperanza et Nelick forme un très bon duo qui se complète et se renvoie parfaitement la réplique.

C’est qu’on lâcherait presque une larme d’émotion dans un concert de rap quand Lord Esperanza fait une déclaration de bro-mance à Nelick.

Une bande de potes qui balancent leur concert devant leur autre bande de potes, c’est l’ambiance qui régnait ce Jeudi 1er Février à la boule noir.

Des artistes humbles, solidaires, plein de projets et de talent(s) dans la tête, voilà ce qui rend le succès de cette belle bande.

 

 

HAUTE – Un duo français à la hauteur du Rnb / pop anglophone

C’est après une rencontre sur un groupe Facebook ayant pour thème la musique, que le duo Haute s’est formé, pour notre plus grand plaisir.

Ils vivent actuellement un voyage musicale des plus complet, L’Allemagne, l’Italie, les États Unis, Radio Nova…

Mélangeant des sonorités d’hip-hop, « d’électro gentil » et très souvent de rnb, leurs chansons s’apparentent à des titres hip-hop / pop que l’on écoute lorsque l’on souhaite surfer sur une vague de détente.

Ce n’est pas pour rien que leur titre « shut me down » est intégré à la playlist « douces vibes » sur spotify. « Shut me down », morceau qui les propulse vers leur notoriété actuelle après leur live ultra groovy sur la chaine youtube du COLORS show.

C’est avec un esprit vidé de toutes mauvaises ondes que l’on découvre leurs morceaux si smooth qu’on en fondrait presque dans le canapé à leur écoute.

Ce duo formé par : Romain Hainaut et Anna Majidson s’accorde parfaitement, les voix fusionnent pour nous faire succomber à leurs titres qui respirent la fraicheur.

Leurs sessions live sont à découvrir, ils savent adopter la bonne attitude et le bon rythme pour entrainer les mouvements de bassin nonchalants sur la piste de dance.

Leur rapport au style est représentatif de leur musique : décontracté mais sophistiqué.

Une gamme de couleur plutôt claire, rose poudré, blanc, bleu ciel, qui apparaît comme un clin d’œil à leur pureté musicale.

A chaque représentation, HAUTE nous concocte un look travaillé, sensuel pour Anna, un peu plus branché streatwear pour Romain.

Habillés avec des pièces de créateurs : des grands comme Jacquemus, Andrea Crews, Henrik Vibskov, Pierre Hardy mais aussi par des créateurs moins connus, comme Vibe Harsolf Jewelry.

Ils associent les marques comme COS  au minimalisme structuré s’alliant parfaitement aux pièces de Jacquemus ayant un esprit relativement proche esthétiquement parlant, comme dans ce look d’Anna à Los Angeles :

Pour cultiver leur coté fashion et leur rayonnement international, Haute collabore avec LEFOU, une marque Newyorkaise de streatwear français. LEFOU, pour « le fou » vous l’aurez compris..

La marque intègre des pièces originales pour retranscrire leur vision unique du streatwear Français.

HAUTE Et LEFOU créent donc un hoodie blanc, brodé de leur logo « Haute » couleur crème. Basic certes, mais très efficace.

Du groove, du Chill, du Smooth, du style, tous les éléments sont présents pour créer l’univers de ce duo surprenant par son aisance dans ce rude monde, qui est celui de la musique. Ils abordent cela de façon positive, et cela ce ressent dans leurs titres, tous très entrainants.

Ces Français chantants entièrement en Anglais sont à suivre de très près, car on pourrait entendre parler d’eux très bientôt.

A écouter donc, avec beaucoup d’amour.

TOMMY CA$H – il revient avec un nouveau titre « Pussy, money, weed »

Pussy, money, weed, traduisez : chatte, argent, beuh. On est donc loin, vous l’avez compris d’un clip rempli de paillettes et de licornes.

Quoique… nous ne sommes jamais à l’abri d’être surpris par ce fameux Tommy Cash.

Artiste originaire d’Estonie, d’une originalité incomparable.

Un sens artistique qui au premier abord, nous donne plus envie de se poser des questions sur la santé mentale de ce jeune homme plutôt que de se concentrer sur sa musique.

Tout d’abord laissez moi vous raconter ma rencontre avec ce rappeur complètement atypique.

C’était en 2015, une nuit de Septembre où je me suis perdue sur le vaste youtube à regarder ce que ce magnifique réseau me proposa comme nouveaux sons à découvrir. J’ai donc cliqué sur cette miniature intrigante du titre d’un certain Tommy Cash, intitulé  « Leave me alone« .

Ma première réaction fut : mais comment est-ce possible que youtube me propose une telle chose, si étrange ?

J’ai alors exploré, parcourue le web pour découvrir qui était ce chanteur avec cet accent très présent et inhabituel qui semblait faire l’unanimité.

C’est avec son style tout droit sorti des pays de l’Est qu’il a su me captiver et me faire apprécier ses chansons, qui ne sont finalement pas si étranges après quelques écoutes. Il suffit juste de s’habituer à sa voix hors norme.

Hors norme, c’est d’ailleurs l’expression qui le qualifierait le mieux, du jamais vu (pour moi personnellement). Les commentaires de ses clips sont de vrais débats pour affirmer ou non sa crédibilité en tant qu’artiste. Pour moi c’est un performeur de talent. Sur scène, une vraie bête habitée par la musique, son talent de danseur ajoute d’autant plus à la qualité du spectacle. (oui, j’ai bien dit spectacle car le personnage étant aussi théâtrale on ne peut pas simplement parler d’un concert).

Chaque clip est d’un concept complètement barré et dérangeant, d’ailleurs interdit aux mineurs, je vous laisse découvrir pourquoi avec l’excellent et très imagé et expliscite clip de SURF.

C’est donc en ce mois de Janvier que tommy Cash revient nous troubler avec ce mémorable clip de Pussy, Money, weed (« 100% selfmade et 100% selfpaid »).

Celui ci se déroule dans un univers très brut où des figurants des plus atypiques enchaînent des danses plus ou moins étranges avec des mises en scènes complètement improbables.

Malgré le fait que, oui oui, disons le, ce clip fait peur, on ne peut qu’au final apprécier le rendu du visuel final du clip qui est très, disons le sans frayeur : artistique.

Tommy Cash à une approche de la mode très personnelle et expérimentale.

Sur son instagram on peut d’ailleur observer les yeux ébahis ses influences de marques haut de gamme (vêtements, Balanciaga…) mais aussi street wear.

Dans son dernier clip il porte d’ailleurs une pièce d’un jeune designer Français : Arthur Avellano. C’est une pièce originale, un pantalon en Latex décliné en rouge, en or et en noir.

Ses collections aux connotations sexuelles et aux messages « insolents » rappellent parfaitement le style de Tommy Cash.

Il à compris la recette magique : déstabiliser avec un style et un univers complètement nouveau et étrange pour intriguer le public et le faire adhérer à ce monde parallèle.

Pour terminer cet article, j’ai choisi de vous partager un des ses meilleurs looks, inspirant…

Thérapie Taxi – le jeune groupe prêt à conquérir nos oreilles avec leurs hits sales

Porteur des idées d’une génération Y, le groupe thérapie taxi annonce son nouvel album le 2 février 2018.

Les 4 jeunes de ce groupe sans prise de tête, mais toujours impliqués dans leurs chansons ont su s’approprier leur style musicale, un mélange d’electro pop, aux sonorités rock. Ajoutez à cela un côté frais, les influences d’une jeunesse ivre d’amour et de fête, et voilà, vous obtenez un combo gagnant.

Ces Parisiens apportent avec leurs sons une chaleur de la nuit festive, avec son désir et sa vivacité.

Leurs paroles poétiques (parfois très crues : « Salope »), parlent d’amour, de festivité, de drogues, de la jeunesse tout simplement.

Récemment ils nous enflammaient avec leur « hit sale » en featuring surprise avec Roméo Elvis. Malgré leurs styles complètement opposés ils ont su s’allier afin de créer un titre très sale pour ambiancer vos soirées.

Mon titre préféré étant Pigalle, il me fait énormément penser à un mélange de Tatiana de la Femme, et à Hummer de Foals. Une hymne à la fête finalement, mais celle-ci prenant place à Pigalle.

L’envie de danser s’active lors de l’écoute de leurs tubes, puis on découvre Adéna, une très belle balade electro pop, aux paroles d’amour contradictoire, de violence et de tendresse.

Ces Parisiens habitués des fripes adoptent un style casual vintage et attaquent la scène musicale à coups de vestes Adidas sportswear chopées chez Guerissol.

 

LOUD – Le québécois qui s’apprête à rouler sur Paris

Il est désormais possible de chercher mais surtout de trouver facilement le talent ailleurs. Les frontières tombent pour laisser percer des artistes d’outre mer pour notre plus grand plaisir car il y a toujours des découvertes incroyables à faire.

Ma découverte de l’année fut Loud, un rappeur québécois.

J’ai réellement eu le sentiment de dénicher une mine d’or, ce sont les oreilles grandes ouvertes que j’ai écouté sans relâche la musique de cet artiste à prendre au sérieux.

Loud affirme le mélange de culture franco-américaine avec lesquelles vivent les québécois. Il représente parfaitement ce mode de vie qui est pour nous (Français) inhabituel. Mixer l’anglais et le français dans la même phrase créé un flow unique, les deux langues étant très différentes en prononciations. Dans ses musiques elles paraissent faites pour être mélangées.

Il provoque d’ailleurs sur le fait que certains artistes n’assument justement pas le fait d’avoir cet accent et d’être au milieu de cultures s’opposants presque et décident de choisir au final entre l’une d’elles.

« Tu voulais percer en France hein ? Du coup t’as largué ton accent. T’as truqué ta voix comme T-Pain, Né Pour un petit pain, mort pour un croissant » (devenir immortel)

« Ils pensent tous que j’suis ’ricain quand j’leur parle de Où J’Vis »(56K)

Au contraire, lui en fait sa force et se créé un univers puissant, percutant, au premier abord étonnant mais très vite appréciable.

C’est avec cet accent très souvent pris à la rigolade que Loud s’impose très sérieusement dans le rap game toutes catégories confondues.

Actif depuis plus de 10ans dans ce monde vaste qui est celui de la musique rap / hip-hop, Loud a su se démarquer et créer sa place dans sa catégorie méconnue mais montante. Sa réputation s’est faite grâce à sa participation dans le groupe LoudLory Ajust.

C’est en écoutant ses sons que l’on comprend : sa réputation n’est plus a faire, il n’a plus rien à prouver. Derrière les paroles et son flow fluide se cache une maturité et une prise de recule sur la vie impressionnante.

Loud se connaît, il parle même presque au passé de sa carrière et y consacre notamment une chanson « devenir immortel avant de mourir ».

Il aborde des sujets tel que l’argent, le succès, la gloire, également l’influence du rap Français et de la France en général qu’il se prépare à conquérir avec sa musique.

Aujourd’hui, il se sent seul au monde dans son genre, il souffle la concurrence, s’envole au dessus en Boing.

Le son qui pour moi, a le plus gros degrés de qualité que cet artiste ai pu faire est le titre : « hell what a view ».

C’est un hymne touchant, posé, qui fait prendre de la hauteur et apporte à la réfection.

Pour le coup, on dirait presque un titre « d’au revoir ». Loud nous parle de sa carrière avec tant de recul comme si elle était over pour de bon et qu’il partait en exil loin du monde musical.

La répétition de « j’ai vu » et de « je connais » confirme ce sentiment d’observation, Loud est au dessus il ne se préoccupe plus de ce qu’il l’entoure.

Le mélange d’anglais et de français prend tout son sens dans cette chanson et paraît naturel à l’écoute. D’ailleurs son clip en noir et blanc très contrasté apporte d’autant plus cet air de nostalgie et de mystère.

Les prises de vue sont simples, dans le désert, devant des pyramides, dans une voiture mais très intenses et poignantes.

L’esthétique de ses clips est poussée, chaque musique impose un univers significatif. Il est parfois inutile de réaliser des gros clips aux effets spéciaux à la Star Wars, un bon cadrage, une bonne prestance et un bon rythme suffisent pour rendre un tout éloquent et invulnérable.

Le clip de 56K rappelle celui de Big Sean, Bounce Back, référence au ciel de couleur rose.

Clip de Big Sean – Bounce Back

Celui de devenir immortel avant de mourir est épatant et en parfait accord avec ce titre vibrant.

Les sonorités de ses morceaux me font parfois pensé à celle de Riles (56K, devenir immortel avant de mourir) assez Japonisant avec des beats lents mais puissants.

Le style de Loud est très influencé par le streetwear et à tout le style d’un rappeur moderne : Bombers Tommy Hilfiger, veste en jean, casquette à l’envers.

C’est dans le clip de « hell, what a view » qu’il aborde un style plus minimaliste, en total noir.

Les références de son arrivée en France sont nombreuses :

« On s’apprête à rouler sur Paris smellthat new cheese

On va prendre notre équipage réduit sur Air France»

« Paris c’est loin sauf en 747 »

«  Tu voulais percer en France hein ? du coup t’as largué ton accent »

On accueillera donc ce phénomène avec grand plaisir à la boule noir le 29 Janvier 2018.

 

Bagarre – Bonsoir, Ils sont Bagarre

Nous avions embarqué ensemble la semaine dernière  avec le banger puissant de Cledos ,nous voilà de retour en France avec le groupe Bagarre.

Mon coup de cœur pour ce groupe ne fut pas immédiat…En effet, à la première écoute, j’ai cru détester. Mais force de persévérance, je peux désormais affirmer mon amour pour leur style ,entièrement unique, plein de gymnastique, tant par leurs corps (référence au clip « claque-le ») que par la poésie de leurs textes.

Le beat de leur son est rapide, entrainant, électro, bref, jouissif.

Leurs bases sont énormément variées, parfois hip-hop, parfois reggae (« béton armé »), électro, mais aussi aux sonorités arabiques (« le gouffre »)

Ce qui rend leur musique cohérente est leur flow et leur façon d’incruster leurs paroles poétiques sur leurs instrus.

Il faudra plusieurs écoutes pour comprendre (ou pas) l’histoire qu’ils nous comptent.

Un mélange de Salut c’est cool (qui vient d’ailleurs en vidéos suggérées juste après leur titre sur youtube), de Vald, parfois de Skrillex, de Fauve et de Flavien Berger

Bref un mélange très varié mais qui fait leur originalité musicale, car justement, on ne saurait pas les classer correctement avec d’autres artistes.  Ils existent sans doute mais malheureusement je ne les connais pas… encore.

Leur EP « Musique de club » résume leur objectif : faire des titres pour mettre L’AMBIANCE!!!

C’est en 2015 qu’ils m’ont étonnés pour la première fois avec une série de titres et de de clips novateurs.

Comment être original en playback, face caméra, dans une salle vide et tout cela en noir et blanc ?

C’est pourtant le pari qu’ils ont su relever en nous bluffant avec 5 clips : 1 clip par membre du groupe. Orné de leur signature : veste Adidas des années 90 et grosse chaine en or plastique, chaque artiste du groupe performe SON titre avec une mise en scène simple mais qui n’en est pas pour le moins marquante. Je laisse du suspense pour que vous puissiez découvrir par vous même.

C’est en Novembre 2017 qu’ils reviennent en force pour mon plus grand plaisir !

Ils ont repris l’idée de tourner dans une salle sans âme pour cette fois, créer un clip coloré, sophistiqué et hypnotique.

C’est avec un montage et des placements réussis qu’ils nous captivent et nous entrainent dans leur univers.

Exit la veste Adidas, le costume colorblock aux épaules trop larges est de sortie. La chaine en or est évidemment toujours présente.

Poétiques, dynamiques, festifs et ingénieux, j’ai encore beaucoup d’adjectifs pour les qualifier car leur univers et leur attitude incroyable me le permet.

Maintenant c’est à vous de chercher quel son de Bagarre vous correspond et il ne vous reste plus qu’à le balancer au nouvel an pour que tout le monde se déchaine dessus et profiter de la fête.

Cledos – Le banger venu de Finlande

Certains artistes vont choisir de réaliser 1 titre « banger » sur dix, ici Cledos choisit d’expoiter ce rythme rapide et ces gros beat bien énervés sur tous ses titres.

Inspiré du rap Américain, on reconnaît facilement les références de Cledos : Xxtentatcion, Lil Pump, Post Malone… et beaucoup d’’autres, ils sont beaucoup trop nombreux pour être tous cités.

C’est donc à seulement 18 ans que Cledos s’impose dans le rap game et pour changer : il ne rappe pas en Anglais mais dans sa langue natale, le Finnois.

Pour ma part je n’y comprends rien, mais ça ne m’empêche pas de cerner la brutalité du morceau et de « m’ambiancer »dessus.

En plus du gros son qui nous attaque (avec plaisir) les oreilles, ses clips réconfortent notre rétine.

Ce que j’aime de nos jours, c’est que même en étant un artiste d’un « petit » label, ici PME Records, il est possible de proposer un résultat propre et de qualité. Cela passe par la musique mais aussi par le clip, qui est très important car il constitue l’univers de l’artiste.

Cledos a su bien s’entourer pour créer un contenu visuel très « propre » et à son image.

Niveau style, ce skaterboy simpose dans ce mouvement de jeunes mélangeant  des pièces de luxe et des codes streatwear. Mélange de lunettes Gucci et de baskets Vans. Les combinaisons sont infinies.

Le mix des pièces hip-hop choppées en fripes, de sacoches bananes et de codes issus de la culture du skateboard crée son style original, adopté par de nombreux artistes mais qui reste tout de même inédit. On ne croise pas de tels énergumènes « sapés » comme cela tous les jours non plus.

Pour conclure, je souhaite pointer le radar à talent vers le nord de l’Europe  car ils nous réservent des petites pépites, crédibles et bien prêtes à rentrer dans le game sérieux de la musique.

Ce genre d’artistes qui débarquent en choisissant de ne pas  chanter en anglais et assumant leur langue pas très commune, est en pleine émergence, pour notre plus grand plaisir!!

 

En petit bonus de cette découverte de Finlande, je vous dirige vers quelques bangers francophones plutôt plaisants; car oui, il n’y pas que les américains qui ont cette maitrise :

Lors esperenza – Oh Lord

Romeo Elvis – Méchant

Youv Dee x Sirap x Mirbla x Lee Kokoro – C’est mieux

Lomepal – Malaise

Vald – Strip

Tengo John – Trois Sabres

 

*Attention si vous écoutez avec vos écouteurs, vous risquez de devenir sourds si le son est trop fort*