Ô Silencio – Live report (Catastrophe, Flavien Berger…)

« Silencio. Silencio ». Ce passage de Mulholland Drive ne cesse de résonner et de me rappeller que putain, qu’est-ce-que j’aime David Lynch. Le Silencio n’est pas nouveau, et a déjà vu passer de nombreuses étoiles dans son antre mystérieux. Ce lieu réfléchi et amené par monsieur Lynch en personne vous immerge dans un espace sombre (peut-être même un peu trop), doté d’une âme et d’une atmosphère prenante, tout cela 7 mètres sous terre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Non pas que je ne l’aime pas, je n’ai cependant que très rarement porté un grand intérêt pour Etienne Daho, qui pourtant, était l’invité d’honneur de la soirée. Venu clôturer son exposition photographique à la Philharmonie de Paris, et surtout venu picher, soyons objectifs ! Oui Étienne, oui je t’ai vu demander deux autres bouteilles avant le début du premier concert.

Allons-nous enfin en venir au vif du sujet ? Oui ! La programmation était belle, il faut le dire, et la densité humaine traduisait plutôt bien l’engouement. Au menu : la pop décomplexée de Catastrophe (fraîchement annoncés parmi les lauréats du prix Nouvelles Scènes Music Machine 2018), Petit Fantôme (François & the Atlas Moutains), le confirmé Yan Wagner, et enfin le maître d’oeuvre, Flavien Berger. C’était clairement une sacrée expérience auditive qui s’annonçait.

 

 

 

Je ne vais pas m’étaler sur tous les concerts, tout simplement parce que ceux qui m’intéressaient vraiment étaient les premiers concernés, Catastrophe (et parce qu’on est tous un peu comme Étienne).

 

Je n’en attendais pas moins de leur passage, Catastrophe ont électrisé la scène et nous une fait une démonstration de performance scénique assez « violente ». Dans cet salle, pourtant si petite.

 

J’ai sincèrement cru qu’Étienne Daho allait se décrocher la tête tant il avait l’air d’apprécier ce qu’il se passait sous ses yeux. Et il y avait de quoi ! Tous les membres (bien qu’ils n’étaient pas au grand complet) sont d’un investissement assez incroyable. Tous jouent leur rôle et se livrent généreusement au public, qui lui se retrouve complètement sonné parce qu’il se passe. Entre rythmes endiablés, paroles absurdes, et interludes parlés, il suffit de voir un concert de Catastrophe pour comprendre qui ils sont vraiment, et qu’est-ce qu’ils veulent nous apporter. À grands coups de tirades philosophiques, ils prônent en somme la décomplexion, le bien-être et la liberté d’être soi-même.

 

Étienne Daho est caché sur cette image, saurez-vous le retrouver ?

« C’est du rock ou c’est pas du rock ? ». Alors non monsieur qui était placé derrière moi, ce n’est pas du rock. Je vous l’accorde, il peut être de plus en plus complexe de classer un artiste dans une catégorie musicale précise, et encore plus quand il nous offre une palette monstrueuse de sonorités, de styles et de messages. Je dirais, comme un peu plus haut, que c’est une pop décomplexée. On se marre, on se défoule, on fait n’importe quoi (mais bien) et surtout on passe un bon moment. Hormis leur côté complètement déjanté, ils s’avèrent, tous, être de très bon musiciens. Les deux voix principales sont justes et agréablement timbrées, et les autres ne se débrouillent pas mal non plus ! Des rédactrices de Beat Style Makers à Étienne Daho, je pense qu’ils ont fait l’unanimité ! En réalité le groupe commence fortement à être demandé et a même joué pour le défilé de Vanessa Seward.

Le reste de la soirée est globalement resté dans la même lignée. Petit Fantôme et ses chansons françaises modernes, complètement dans la nouvelle vague française qui ne cesse de se diffuser depuis quelques temps. Yan Wagner, toujours là pour faire le boulot, et enfin Flavien Berger, toujours aussi fort. Toujours aussi subtil, toujours aussi bon. Ça glisse, c’est intelligent et ça promet, comme on le sait depuis le début, de très belles choses. Et ça a déjà recommencé, avec son nouveau morceau .

J’espère y retourner au plus vite et profiter du système son, dont la qualité, il faut le préciser, n’est franchement pas négligeable.

 

C’est sous le soleil qui je vous quitte, à très vite ! 

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