KO KO MO, ma déclaration d’amour

 

Enfin, mais enfin ! Ça fait maintenant quelques années que j’attendais ça. Du rock, du vrai qui (me) fait plaisir. Et en plus ? Des Français ! 2018, on commence plutôt bien. KO KO MO « on fire ».

 

Le duo Nantais, entraîné depuis 4 ans maintenant, est arrivé avec un album des plus respectables.  Sorti en 2017, mais peu diffusé auprès du grand public. Vous les connaissez peut-être déjà, sinon, tant mieux on est là pour ça.

 

 

Révélations des Trans Musicales de Rennes, ils ont déjà su prouver leur qualité musicale, ainsi que scénique.

 

 

À vrai dire cette poussée vers la perfection a été atteinte grâce à  Al Grove (ingénieur du son des Arctic Monkeys, Oasis, Bring Me The Horizon, au choix) venu les rencontrer directement à Nantes pour assurer les arrangements. Nous pourrions donc parler d’un trio, mais le noyau dur, ce sont eux, KO KO MO.

Al Groves

 

 

 

On sent parfois l’inspiration des White Stripes, des Black Keys ou encore de Led Zeppelin à plein nez, mais franchement (pour être polie), là nous sommes face à un nouveau groupe qui égalerait presque certains autres, bien plus ancrés et « entraînés ». Ils dépotent, ils déboitent, ils cassent la baraque, ce que vous voulez, juste ils assurent. La voix du chanteur, Warren Mutton, atteint un niveau que je n’aurais espéré. Les graves, les aigües, monsieur Mutton sait tout faire, et nous dévoile son talent en vivant ses musiques de la plus belle des manières. Complètement hypnotisée, j’ai comme on dirait, « saigné » l’album. Les musiques, comme pour Pearl & The Oysters, s’enchaînent à la perfection. Certaines sont meilleures, mais aucune n’est à jeter. Après tant d’éloges, sans vouloir être paradoxale, si l’envie vous prend de sauter la première, ça ne vous fera pas grand mal.

 

 

Le batteur, K20 tempère et déchaîne. En studio comme en concert, KO KO MO s’approchent de la performance parfaite, des bêtes de scène. Comme on en avait rarement vu depuis… Shaka Ponk dans leurs premières années ? Pourquoi pas. N’empêche que c’était il y a plus de 10 ans et que c’est beaucoup trop long ! Last Train avaient déjà fait leurs preuves en 2015, mais n’avaient certainement pas développé cette touche presque blues, ou pop parfois. Tout cela agrémenté d’un rock pêchu et pur, on s’y retrouve plutôt très bien.

 

 

La guitare, aussi assurée par monsieur Warren Mutton, est « terriblement » musicale, violente quand il le faut, mélodieuse quand on en a besoin. De délicieux riffs, en veux-tu en voilà, du synthétiseur type années 70, vous en voulez encore, allez ! Les mélodies restent à la fois classiques, mais sont cependant assez innovantes, par touches, tout au long des morceaux. Et c’est sans oublier le rythme assuré par un batteur aussi enthousiaste que le chanteur. Leur complicité sonore et amicale diffuse leur don en plein dans les tympans.

 

KO KO MO est totalement lucide sur le rôle qu’ils pourraient jouer. Dans leur description Facebook nous pouvons lire « L’issue du duel ne sera pas la mort, mais une résurrection, celle d’un son, d’une musique… Et la vôtre, s’il en faut ! ». On a compris.

 

En plus d’être mon plus gros espoir musical actuel, KO KO MO s’est déjà penché sur la question du style… « Beat Style Makers allo oui bonsoir ? ».

 

Années 70 dans les vêtements ou le décor. Oui, définitivement, je ne compte pas les lâcher du coin de l’oeil. Plus dans leur délire que dans la tendance, ils jouent cependant de ces codes vestimentaires aussi bien qu’ils enflamment le plancher des salles qu’ils envoutent. Du rétro, toujours, cependant bien plus prononcé cette fois-ci. Pas vraiment modernes pour le coup en ce qui concerne leur garde-robe. Sachant qu’aujourd’hui, les tendances se mélangent et se re mélangent encore, encore, et encore ; tout look un poil recherché, rentre alors directement dans la modosphère et ses gens « stylés ».

 

 

Warren Mutton, adepte des chemises rétro et des costumes sortis d’un carton oublié du grenier, nous fait chavirer de motifs psychédéliques. Mais peut plutôt opter pour ce bon vieux blouson en cuir lors des concerts. Ah, encore un fidèle au poste.

 

 

K20, lui, rentre carrément dans la catégorie de l’art appliqué. Des racines, des veines je ne sais pas ce qu’il essaye de nous dire mais en tout cas, ça mériterait une bonne explication. Ça rajoute de l’idée, des envies et des histoires à raconter.

 

Au final, ce duo rappelant la construction scénique de Black Keys ou de mon très cher Seasick Steve, n’attendent plus que quelques invitations à venir jouer pour déchaîner les foules. Si tout se passe bien, je devrais pouvoir vous faire un retour de live en avril prochain. Si vous souhaitez aussi participer à ce concert, cela se passe à Nantes ! À chacun de jauger son engouement.

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2 réponses sur “KO KO MO, ma déclaration d’amour”

  1. Merci de mentionner les crédits des photos que tu utilises pour agrémenter tes articles … c’est la moindre des choses ;). tu utilises 6 de mes photos sur cet article, et pas la moindre mention de mon nom … c’est pas cool ^^

    1. Bonjour ! Excusez-moi pour le désagrément ! Malheureusement j’ai récupéré ces photos sur leur compte Facebook et impossible de trouver un seul nom… Je vous rajoute bien évidemment dès maintenant ! Bonne journée à vous 🙂

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