HAUTE – Un duo français à la hauteur du Rnb / pop anglophone

C’est après une rencontre sur un groupe Facebook ayant pour thème la musique, que le duo Haute s’est formé, pour notre plus grand plaisir.

Ils vivent actuellement un voyage musicale des plus complet, L’Allemagne, l’Italie, les États Unis, Radio Nova…

Mélangeant des sonorités d’hip-hop, « d’électro gentil » et très souvent de rnb, leurs chansons s’apparentent à des titres hip-hop / pop que l’on écoute lorsque l’on souhaite surfer sur une vague de détente.

Ce n’est pas pour rien que leur titre « shut me down » est intégré à la playlist « douces vibes » sur spotify. « Shut me down », morceau qui les propulse vers leur notoriété actuelle après leur live ultra groovy sur la chaine youtube du COLORS show.

C’est avec un esprit vidé de toutes mauvaises ondes que l’on découvre leurs morceaux si smooth qu’on en fondrait presque dans le canapé à leur écoute.

Ce duo formé par : Romain Hainaut et Anna Majidson s’accorde parfaitement, les voix fusionnent pour nous faire succomber à leurs titres qui respirent la fraicheur.

Leurs sessions live sont à découvrir, ils savent adopter la bonne attitude et le bon rythme pour entrainer les mouvements de bassin nonchalants sur la piste de dance.

Leur rapport au style est représentatif de leur musique : décontracté mais sophistiqué.

Une gamme de couleur plutôt claire, rose poudré, blanc, bleu ciel, qui apparaît comme un clin d’œil à leur pureté musicale.

A chaque représentation, HAUTE nous concocte un look travaillé, sensuel pour Anna, un peu plus branché streatwear pour Romain.

Habillés avec des pièces de créateurs : des grands comme Jacquemus, Andrea Crews, Henrik Vibskov, Pierre Hardy mais aussi par des créateurs moins connus, comme Vibe Harsolf Jewelry.

Ils associent les marques comme COS  au minimalisme structuré s’alliant parfaitement aux pièces de Jacquemus ayant un esprit relativement proche esthétiquement parlant, comme dans ce look d’Anna à Los Angeles :

Pour cultiver leur coté fashion et leur rayonnement international, Haute collabore avec LEFOU, une marque Newyorkaise de streatwear français. LEFOU, pour « le fou » vous l’aurez compris..

La marque intègre des pièces originales pour retranscrire leur vision unique du streatwear Français.

HAUTE Et LEFOU créent donc un hoodie blanc, brodé de leur logo « Haute » couleur crème. Basic certes, mais très efficace.

Du groove, du Chill, du Smooth, du style, tous les éléments sont présents pour créer l’univers de ce duo surprenant par son aisance dans ce rude monde, qui est celui de la musique. Ils abordent cela de façon positive, et cela ce ressent dans leurs titres, tous très entrainants.

Ces Français chantants entièrement en Anglais sont à suivre de très près, car on pourrait entendre parler d’eux très bientôt.

A écouter donc, avec beaucoup d’amour.

Garçons, les deux inconnus prodiges

148 fans sur Facebook, 478 sur Instagram et 48 abonnés sur Soundcloud. Autant se dire les choses directement, on est sur un projet très émergent. Une fois de plus, ce duo a su nous ravir et rentrer dans les cases de Beat Style Makers.

 

Deelo & Julian Strangelove sont les deux Canadiens membres de ce groupe naissant. C’était sans surprise que de n’avoir quasiment aucune autre indication au sujet de ces deux inconnus. Nous devrons nous contenter des informations données précédemment. Et c’est bien dommage, alors vivement qu’ils soient sous les feux des projecteurs ! Du moins nous savons le plus important, soit qu’ils soient branchés mode, et qu’ils fassent ce que nous estimons être, de la « bonne musique ».

 

 

Deux morceaux sont à ce jour disponibles sur les plateformes de streaming ainsi que sur Soundcloud et Youtube. On ne peut pas dire que l’on va s’étouffer avec le flux de productions musicales offertes par ces deux là, mais le qualité l’emporte sur le nombre.

 

Le premier single « Numba One », sorti il y a tout juste un mois, aborde des sonorités qui se rapprocheraient presque du reggae, accompagné d’une mélodie pop / électro. Entre les vocalises r&b et la grosse voix de rappeur à la Chali 2tuna apportées à certains moments, Garçons nous expose ses divers talents, et nous fait comprendre que l’envergure de leurs capacités musicales se veut bien plus grande qu’on ne l’aurait imaginé…

À vrai dire, on ne parlera pas seulement des capacités « musicales ». Le clip de leur dernier morceau sorti il y a dix jours « Little Things », produit  par Julian Strangelove lui-même (et beaucoup plus électro), aborde une ambiance rétro, presque Wes Andersonnienne dans les décors et les couleurs. Nous pouvons alors admirer le chanteur se trémousser dans l’enceinte d’un hotel, dans un magasin rétro, etc… Et ce, toujours paré de ses plus belles pièces ! 

 

Tout comme pour le premier clip de « Numba One », qui nous expose cet excès de personnalité de la part du chanteur, tout le temps en train de se fendre la poire, de danser et de nous proposer ses styles parfois ambitieux ! Et ce, toujours dans des décors rétro, que ce soit devant une boutique et ses néons ou au milieu de l’allée d’un bus. Les idées fusent du côté du pays de la Poutine !

 

Julian Strangelove, qui s’occupe de la production musicale et visuelle, reste en général plus discret à l’image mais sait nous rassurer à grand coup de tenue excentriques. Mais le roi du « fashion game » c’est de loin le chanteur, Deelo. Grosse fourrure blanche, look dandy – streetwear et teinture blonde. Une vraie petite starlette celui-ci. Je sens que ça le démange de faire vibrer les plus grandes scènes. Je pense même qu’il s’y voit déjà !

 

 

C’est frais, à la fois dans les lignes du mainstream et de la créativité. Un album serait une bonne idée afin de les laisser s’exprimer. Car en deux morceaux seulement, le duo aborde deux types de musique tout de même bien distincts, et doivent sûrement avoir encore plus d’un style dans leur sac.

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Twin Temple, les romantiques satanistes de Los Angeles

Alexandra James et son partenaire Zachary sont très forts. Leurs ballades soul / rock nous emportent rapidement, la voix de mademoiselle James nous caresse comme l’avaient fait plus tôt Amy Winehouse ou encore plus tôt toutes nos divas de la soul.

 

 

Je ne doute pas du fait que ce genre de voix doit très bien rendre en live, ainsi que la totalité de l’oeuvre présentée. De plus avec leurs tenues de pro de Satan, on doit rentrer dans l’ambiance assez facilement. Plus que quelques touches d’orge jouées par Jeffrey Howell et nous voici transporté dans le romantisme satanique de Twin Temple.

 

Concentrez-vous un peu pour écouter les paroles. Vous allez vite comprendre qu’on est loin de Dumb Lovers ou de Joan, prêt à prendre le premier billet d’avion pour retrouver sa dulcinée. Ici la dulcinée et un tantinet plus… Coriace on va dire. En effet le thème le plus abordé, leur Jésus à eux, c’est Satan.

 

« The candles are burning bright », « give me a little death », « take me as human sacrifice ». Que de douces paroles. Donc jouées sur des airs tranquilles, chauds, réconfortants… Tout sauf satanique au final ! Joli tour de passe-passe de la part de ce couple mi-ange, mi-démon. Ils sont tout bonnement délicieusement « dark ».

 

Le titre de leur tout dernier single sorti représente donc au mieux leur univers : « Lucifer, My Love ».

 

 

Vestimentairement parlant on est encore bien calé entre les codes du « dark ». Tous vêtus de noir, vous ne verrez pas une once de couleur, non pas une, dans la garde-robe du couple (et du reste du groupe aussi au passage). Entre vestes / total look cuir noir et vêtements presque religieux, on se croirait presque au sein d’une festivité voodoo. 

 

Seuls deux morceaux sont pour l’instant disponibles, en écoute ici.

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TOMMY CA$H – il revient avec un nouveau titre « Pussy, money, weed »

Pussy, money, weed, traduisez : chatte, argent, beuh. On est donc loin, vous l’avez compris d’un clip rempli de paillettes et de licornes.

Quoique… nous ne sommes jamais à l’abri d’être surpris par ce fameux Tommy Cash.

Artiste originaire d’Estonie, d’une originalité incomparable.

Un sens artistique qui au premier abord, nous donne plus envie de se poser des questions sur la santé mentale de ce jeune homme plutôt que de se concentrer sur sa musique.

Tout d’abord laissez moi vous raconter ma rencontre avec ce rappeur complètement atypique.

C’était en 2015, une nuit de Septembre où je me suis perdue sur le vaste youtube à regarder ce que ce magnifique réseau me proposa comme nouveaux sons à découvrir. J’ai donc cliqué sur cette miniature intrigante du titre d’un certain Tommy Cash, intitulé  « Leave me alone« .

Ma première réaction fut : mais comment est-ce possible que youtube me propose une telle chose, si étrange ?

J’ai alors exploré, parcourue le web pour découvrir qui était ce chanteur avec cet accent très présent et inhabituel qui semblait faire l’unanimité.

C’est avec son style tout droit sorti des pays de l’Est qu’il a su me captiver et me faire apprécier ses chansons, qui ne sont finalement pas si étranges après quelques écoutes. Il suffit juste de s’habituer à sa voix hors norme.

Hors norme, c’est d’ailleurs l’expression qui le qualifierait le mieux, du jamais vu (pour moi personnellement). Les commentaires de ses clips sont de vrais débats pour affirmer ou non sa crédibilité en tant qu’artiste. Pour moi c’est un performeur de talent. Sur scène, une vraie bête habitée par la musique, son talent de danseur ajoute d’autant plus à la qualité du spectacle. (oui, j’ai bien dit spectacle car le personnage étant aussi théâtrale on ne peut pas simplement parler d’un concert).

Chaque clip est d’un concept complètement barré et dérangeant, d’ailleurs interdit aux mineurs, je vous laisse découvrir pourquoi avec l’excellent et très imagé et expliscite clip de SURF.

C’est donc en ce mois de Janvier que tommy Cash revient nous troubler avec ce mémorable clip de Pussy, Money, weed (« 100% selfmade et 100% selfpaid »).

Celui ci se déroule dans un univers très brut où des figurants des plus atypiques enchaînent des danses plus ou moins étranges avec des mises en scènes complètement improbables.

Malgré le fait que, oui oui, disons le, ce clip fait peur, on ne peut qu’au final apprécier le rendu du visuel final du clip qui est très, disons le sans frayeur : artistique.

Tommy Cash à une approche de la mode très personnelle et expérimentale.

Sur son instagram on peut d’ailleur observer les yeux ébahis ses influences de marques haut de gamme (vêtements, Balanciaga…) mais aussi street wear.

Dans son dernier clip il porte d’ailleurs une pièce d’un jeune designer Français : Arthur Avellano. C’est une pièce originale, un pantalon en Latex décliné en rouge, en or et en noir.

Ses collections aux connotations sexuelles et aux messages « insolents » rappellent parfaitement le style de Tommy Cash.

Il à compris la recette magique : déstabiliser avec un style et un univers complètement nouveau et étrange pour intriguer le public et le faire adhérer à ce monde parallèle.

Pour terminer cet article, j’ai choisi de vous partager un des ses meilleurs looks, inspirant…

Le rap Old School, retour en force de la part des maîtres du mainstream

Un peu avant l’été 2017, Kombini nous dévoilait un article sur un fait de musique très actuel : la fin d’un hiphop oldschool. Comme le soulignait Joey Bada$$, aujourd’hui, faire un album entièrement oldschool serait impossible.

« Bouffés » par la trap, l’autotune et autres artifices qui affolent les auditeurs, beaucoup de rappeurs ne prennent carrément plus de plaisir à créer des morceaux faits « à l’ancienne ». Et ce à mon plus grand regret. Quand j’écoute à nouveau la première mixtape de Joey Bada$$, 1999, je me dis que c’est tout de même dommage. Car même si en 2017 ce dernier nous a offert l’album ALL-AMERIKKKAN BADA$$, qui regorge de bons morceaux, on est quand même loin de Snakes en featuring avec T nah Apex, par exemple.

 

Mais alors, venons en au vif du sujet. Je n’aurais jamais cru qu’un de mes plus fidèles amis me dise un jour « ça va t’étonner mais, est-ce que tu as écouté le dernier album de Jay Z ? ». Autant vous dire que le doute s’est installé très rapidement, mais s’en est allé tout aussi vite !

 

4:44, l’heure à laquelle le mari de Queen B aurait composé ce morceau, dédié à sa belle dulcinée, et même au final nom de l’album. Samplé grâce au titre sorti en 2016 « Late Nights & Heartbreak » par Hannah Williams & the Affirmation, on rentre alors complètement dans le style oldschool en question.

Impression de retour aux sources, avec une voix soul en bande-son remixée comme ça aurait dû être fait. Dans 4:44, monsieur Jay Z s’excuse auprès de sa belle pour son comportement, personnellement, je lui dis plutôt merci. Si c’était pour en arriver là !

 

 

La globalité des morceaux s’écoute plutôt bien, mais pour notre sujet on va s’appuyer sur un autre titre fort de ce nouvel album : The Story Of OJ. Qui relate donc l’affaire de O.J Simpson, ancien footballer Américain accusé de double meurtre en 1994. Un morceau sur le racisme, si on veut la faire courte. Cette fois, c’est Nina Simon qui pose sa voix sur le sample, encore plus remixée que la précédente. Mais cette touche de soul, le beat lent, tout est là pour nous faire apprécier un rap qui se rapproche définitivement plus du oldschool que du mainstream. Pour apprécier l’oeuvre dans sa totalité, le visionnage du clip va encore en réjouir quelques-uns. Et moi la première ! Réalisée sous forme d’animation, la vidéo met en scène un homme  noir, « changé » et adapté à tout type / genre de « nigga ». Un style de dessin complètement oldschool, type vieux dessin animé. Une totale.

Erreurs de parcours, acceptation de l’homosexualité, si votre curiosité vous pousse à l’écoute de cet album, voilà d’autres sujets qui seront abordés.

 

Nos deuxièmes champions, attention mesdames et messieurs, le retour, pourtant tellement peu attendu, des Black Eyed Peas. Ceci n’est pas rêve, pas une hallucination auditive, mais bien un retour aux vieilles valeurs et manière de rapper de ces derniers, avec ce titre « Street Livin ». Fergie reste pour l’instant absente,  et une fois de plus si c’est pour que ça donne ça, tant mieux !

 

 

À croire que la montée du racisme les a poussés à revenir en 2003, l’époque d’Elephunk, quand tout allait encore très bien dans les studios de Black Eyed Peas.

 

 

 

Pour ma part, je trouve que cela tient du miracle. Ça va bientôt faire 10 ans qu’ils s’étaient tu, et on ne se demande pas pourquoi. Je les croyais perdus entre deux tracks d’EDM sur les plages de Floride (j’étais partie un peu loin), mais non ! Retour en force avec un morceau encore plus old school que Jay Z pour le coup.

 

Will.i.am, Apl.de.ap et Taboo posent leur voix sur une bande-son de trompette samplée de Pouca Duraçao. Leur version, beaucoup plus lente, plus dure et poignante, relate la cause des personnes noires en général. La situation actuelle du monde est si déplorable sur ce point-là, que le trio (et noyau dur du groupe à la base) revient donc en 2018. Pour eux aussi, à leur tour, il fallait laisser leurs traces et s’exprimer sur un sujet censé toucher, tout le monde.

Les trois rappeurs sont très sobres, simplement là pour énoncer des faits. Les voix accompagnées de paroles quand même assez dures, viennent nous claquer dans les oreilles et déclencher le petit mouvement de tête.

Black Eyed Peas made in 2018, on espère un album très prochainement, et qui suivra la ligne old school tracée par ce premier single.

Pour finir je dis donc non ! Non, le rap oldschool n’est pas censé disparaître parce que ce n’est pas ce qu’attendent les auditeurs. Quand les membres de Led Zeppelin déboulaient et se déchaînaient sur les scènes à partir de 1969, ils avaient carrément cassé les codes de base et choqué bon nombre de fans. Pourtant aujourd’hui, on leur dit (encore) merci.

Je terminerai avec les derniers mots de Street Livin :

« You can get fucked by the system

Or you can say « fuck the system ».

Thérapie Taxi – le jeune groupe prêt à conquérir nos oreilles avec leurs hits sales

Porteur des idées d’une génération Y, le groupe thérapie taxi annonce son nouvel album le 2 février 2018.

Les 4 jeunes de ce groupe sans prise de tête, mais toujours impliqués dans leurs chansons ont su s’approprier leur style musicale, un mélange d’electro pop, aux sonorités rock. Ajoutez à cela un côté frais, les influences d’une jeunesse ivre d’amour et de fête, et voilà, vous obtenez un combo gagnant.

Ces Parisiens apportent avec leurs sons une chaleur de la nuit festive, avec son désir et sa vivacité.

Leurs paroles poétiques (parfois très crues : « Salope »), parlent d’amour, de festivité, de drogues, de la jeunesse tout simplement.

Récemment ils nous enflammaient avec leur « hit sale » en featuring surprise avec Roméo Elvis. Malgré leurs styles complètement opposés ils ont su s’allier afin de créer un titre très sale pour ambiancer vos soirées.

Mon titre préféré étant Pigalle, il me fait énormément penser à un mélange de Tatiana de la Femme, et à Hummer de Foals. Une hymne à la fête finalement, mais celle-ci prenant place à Pigalle.

L’envie de danser s’active lors de l’écoute de leurs tubes, puis on découvre Adéna, une très belle balade electro pop, aux paroles d’amour contradictoire, de violence et de tendresse.

Ces Parisiens habitués des fripes adoptent un style casual vintage et attaquent la scène musicale à coups de vestes Adidas sportswear chopées chez Guerissol.

 

KO KO MO, ma déclaration d’amour

 

Enfin, mais enfin ! Ça fait maintenant quelques années que j’attendais ça. Du rock, du vrai qui (me) fait plaisir. Et en plus ? Des Français ! 2018, on commence plutôt bien. KO KO MO « on fire ».

 

Le duo Nantais, entraîné depuis 4 ans maintenant, est arrivé avec un album des plus respectables.  Sorti en 2017, mais peu diffusé auprès du grand public. Vous les connaissez peut-être déjà, sinon, tant mieux on est là pour ça.

 

 

Révélations des Trans Musicales de Rennes, ils ont déjà su prouver leur qualité musicale, ainsi que scénique.

 

 

À vrai dire cette poussée vers la perfection a été atteinte grâce à  Al Grove (ingénieur du son des Arctic Monkeys, Oasis, Bring Me The Horizon, au choix) venu les rencontrer directement à Nantes pour assurer les arrangements. Nous pourrions donc parler d’un trio, mais le noyau dur, ce sont eux, KO KO MO.

Al Groves

 

 

 

On sent parfois l’inspiration des White Stripes, des Black Keys ou encore de Led Zeppelin à plein nez, mais franchement (pour être polie), là nous sommes face à un nouveau groupe qui égalerait presque certains autres, bien plus ancrés et « entraînés ». Ils dépotent, ils déboitent, ils cassent la baraque, ce que vous voulez, juste ils assurent. La voix du chanteur, Warren Mutton, atteint un niveau que je n’aurais espéré. Les graves, les aigües, monsieur Mutton sait tout faire, et nous dévoile son talent en vivant ses musiques de la plus belle des manières. Complètement hypnotisée, j’ai comme on dirait, « saigné » l’album. Les musiques, comme pour Pearl & The Oysters, s’enchaînent à la perfection. Certaines sont meilleures, mais aucune n’est à jeter. Après tant d’éloges, sans vouloir être paradoxale, si l’envie vous prend de sauter la première, ça ne vous fera pas grand mal.

 

 

Le batteur, K20 tempère et déchaîne. En studio comme en concert, KO KO MO s’approchent de la performance parfaite, des bêtes de scène. Comme on en avait rarement vu depuis… Shaka Ponk dans leurs premières années ? Pourquoi pas. N’empêche que c’était il y a plus de 10 ans et que c’est beaucoup trop long ! Last Train avaient déjà fait leurs preuves en 2015, mais n’avaient certainement pas développé cette touche presque blues, ou pop parfois. Tout cela agrémenté d’un rock pêchu et pur, on s’y retrouve plutôt très bien.

 

 

La guitare, aussi assurée par monsieur Warren Mutton, est « terriblement » musicale, violente quand il le faut, mélodieuse quand on en a besoin. De délicieux riffs, en veux-tu en voilà, du synthétiseur type années 70, vous en voulez encore, allez ! Les mélodies restent à la fois classiques, mais sont cependant assez innovantes, par touches, tout au long des morceaux. Et c’est sans oublier le rythme assuré par un batteur aussi enthousiaste que le chanteur. Leur complicité sonore et amicale diffuse leur don en plein dans les tympans.

 

KO KO MO est totalement lucide sur le rôle qu’ils pourraient jouer. Dans leur description Facebook nous pouvons lire « L’issue du duel ne sera pas la mort, mais une résurrection, celle d’un son, d’une musique… Et la vôtre, s’il en faut ! ». On a compris.

 

En plus d’être mon plus gros espoir musical actuel, KO KO MO s’est déjà penché sur la question du style… « Beat Style Makers allo oui bonsoir ? ».

 

Années 70 dans les vêtements ou le décor. Oui, définitivement, je ne compte pas les lâcher du coin de l’oeil. Plus dans leur délire que dans la tendance, ils jouent cependant de ces codes vestimentaires aussi bien qu’ils enflamment le plancher des salles qu’ils envoutent. Du rétro, toujours, cependant bien plus prononcé cette fois-ci. Pas vraiment modernes pour le coup en ce qui concerne leur garde-robe. Sachant qu’aujourd’hui, les tendances se mélangent et se re mélangent encore, encore, et encore ; tout look un poil recherché, rentre alors directement dans la modosphère et ses gens « stylés ».

 

 

Warren Mutton, adepte des chemises rétro et des costumes sortis d’un carton oublié du grenier, nous fait chavirer de motifs psychédéliques. Mais peut plutôt opter pour ce bon vieux blouson en cuir lors des concerts. Ah, encore un fidèle au poste.

 

 

K20, lui, rentre carrément dans la catégorie de l’art appliqué. Des racines, des veines je ne sais pas ce qu’il essaye de nous dire mais en tout cas, ça mériterait une bonne explication. Ça rajoute de l’idée, des envies et des histoires à raconter.

 

Au final, ce duo rappelant la construction scénique de Black Keys ou de mon très cher Seasick Steve, n’attendent plus que quelques invitations à venir jouer pour déchaîner les foules. Si tout se passe bien, je devrais pouvoir vous faire un retour de live en avril prochain. Si vous souhaitez aussi participer à ce concert, cela se passe à Nantes ! À chacun de jauger son engouement.

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LOUD – Le québécois qui s’apprête à rouler sur Paris

Il est désormais possible de chercher mais surtout de trouver facilement le talent ailleurs. Les frontières tombent pour laisser percer des artistes d’outre mer pour notre plus grand plaisir car il y a toujours des découvertes incroyables à faire.

Ma découverte de l’année fut Loud, un rappeur québécois.

J’ai réellement eu le sentiment de dénicher une mine d’or, ce sont les oreilles grandes ouvertes que j’ai écouté sans relâche la musique de cet artiste à prendre au sérieux.

Loud affirme le mélange de culture franco-américaine avec lesquelles vivent les québécois. Il représente parfaitement ce mode de vie qui est pour nous (Français) inhabituel. Mixer l’anglais et le français dans la même phrase créé un flow unique, les deux langues étant très différentes en prononciations. Dans ses musiques elles paraissent faites pour être mélangées.

Il provoque d’ailleurs sur le fait que certains artistes n’assument justement pas le fait d’avoir cet accent et d’être au milieu de cultures s’opposants presque et décident de choisir au final entre l’une d’elles.

« Tu voulais percer en France hein ? Du coup t’as largué ton accent. T’as truqué ta voix comme T-Pain, Né Pour un petit pain, mort pour un croissant » (devenir immortel)

« Ils pensent tous que j’suis ’ricain quand j’leur parle de Où J’Vis »(56K)

Au contraire, lui en fait sa force et se créé un univers puissant, percutant, au premier abord étonnant mais très vite appréciable.

C’est avec cet accent très souvent pris à la rigolade que Loud s’impose très sérieusement dans le rap game toutes catégories confondues.

Actif depuis plus de 10ans dans ce monde vaste qui est celui de la musique rap / hip-hop, Loud a su se démarquer et créer sa place dans sa catégorie méconnue mais montante. Sa réputation s’est faite grâce à sa participation dans le groupe LoudLory Ajust.

C’est en écoutant ses sons que l’on comprend : sa réputation n’est plus a faire, il n’a plus rien à prouver. Derrière les paroles et son flow fluide se cache une maturité et une prise de recule sur la vie impressionnante.

Loud se connaît, il parle même presque au passé de sa carrière et y consacre notamment une chanson « devenir immortel avant de mourir ».

Il aborde des sujets tel que l’argent, le succès, la gloire, également l’influence du rap Français et de la France en général qu’il se prépare à conquérir avec sa musique.

Aujourd’hui, il se sent seul au monde dans son genre, il souffle la concurrence, s’envole au dessus en Boing.

Le son qui pour moi, a le plus gros degrés de qualité que cet artiste ai pu faire est le titre : « hell what a view ».

C’est un hymne touchant, posé, qui fait prendre de la hauteur et apporte à la réfection.

Pour le coup, on dirait presque un titre « d’au revoir ». Loud nous parle de sa carrière avec tant de recul comme si elle était over pour de bon et qu’il partait en exil loin du monde musical.

La répétition de « j’ai vu » et de « je connais » confirme ce sentiment d’observation, Loud est au dessus il ne se préoccupe plus de ce qu’il l’entoure.

Le mélange d’anglais et de français prend tout son sens dans cette chanson et paraît naturel à l’écoute. D’ailleurs son clip en noir et blanc très contrasté apporte d’autant plus cet air de nostalgie et de mystère.

Les prises de vue sont simples, dans le désert, devant des pyramides, dans une voiture mais très intenses et poignantes.

L’esthétique de ses clips est poussée, chaque musique impose un univers significatif. Il est parfois inutile de réaliser des gros clips aux effets spéciaux à la Star Wars, un bon cadrage, une bonne prestance et un bon rythme suffisent pour rendre un tout éloquent et invulnérable.

Le clip de 56K rappelle celui de Big Sean, Bounce Back, référence au ciel de couleur rose.

Clip de Big Sean – Bounce Back

Celui de devenir immortel avant de mourir est épatant et en parfait accord avec ce titre vibrant.

Les sonorités de ses morceaux me font parfois pensé à celle de Riles (56K, devenir immortel avant de mourir) assez Japonisant avec des beats lents mais puissants.

Le style de Loud est très influencé par le streetwear et à tout le style d’un rappeur moderne : Bombers Tommy Hilfiger, veste en jean, casquette à l’envers.

C’est dans le clip de « hell, what a view » qu’il aborde un style plus minimaliste, en total noir.

Les références de son arrivée en France sont nombreuses :

« On s’apprête à rouler sur Paris smellthat new cheese

On va prendre notre équipage réduit sur Air France»

« Paris c’est loin sauf en 747 »

«  Tu voulais percer en France hein ? du coup t’as largué ton accent »

On accueillera donc ce phénomène avec grand plaisir à la boule noir le 29 Janvier 2018.

 

Joan, un duo encore timide mais plein de bonne volonté

J’ai décidé d’adoucir un peu les moeurs avec ce groupe venu d’Arkansas, nommé Joan. Ils sont deux, ils parlent d’amour et ont seulement 3 singles déclinés sur Soundcloud. Si vous avez un tantinet suivi notre rédaction ces derniers mois, il devrait vous rappeler un certain duo nommé… Dumb Lovers ! Même format, même notoriété. Mais pas le même pays. Nous verrons bien quel est le meilleur tremplin !

 

 

Je ne vais pas vous le cacher, c’est assez « gentil » comme musique. Le chanteur pose sa voix frêle sur une mélodie n’empêche, assez entêtante. Le nouveau morceau intitulé « Tokyo » parle tout bonnement d’un coup de foudre entre deux personnes, prêtes à prendre le premier vol pour l’Asie. Que c’est « culcul », mais bon, comme je l’ai dit, on est ici pour adoucir les moeurs après la bombe Ecca Vandal. Il fallait bien que je me détende un peu aussi…

 

Cependant, même si la voix et les textes restent très simples (basiques), les petites touches de synthétiseur Old School font plaisir. C’est même ce qui m’a tout de suite rassurée. Si l’on écoute leurs deux anciens morceaux, on comprend vite que c’est leur marque de fabrique. Je compte donc sur eux pour nous exploiter ce petit talent du synthé pour leur futur album.

 

 

 

Leur style se veut aussi simple, mais tendance. Du jean en salopette à leur fameux petit bonnet retroussé (mais combien de temps encore ?!), ils respectent les codes des modeux coincés les plus respectés. Après ils arrivent tout de même à respecter certaines tendances de couleurs comme le jaune ou le rouge. Ils jouent très bien les jeunes des années 90, sauf qu’eux à l’époque, il n’avaient pas plus de deux ans à mon avis ! Des « Retro Cool Kids » si je devais leur trouver un titre ! Baskets, chaussettes de sport, on a vraiment la totale. Au moins, pas de risques, on reste dans les clous, et nous, ça nous va !

 

Si leur synthétiseur vient nous hanter dans le cadre d’un nouvel album, on vous en fera bien sûr part.

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Allez, bonne rentrée à tous, (si ce n’est pas déjà fait, dans ce cas, excusez-moi de vous narguer…)

Ecca Vandal, aussi énervée que moi pour entamer l’année

Ah, quoi de mieux que du punk-électro pour se remettre dans un mood de battante pour la nouvelle année. Je te remercie, toi, Ecca Vandal, jeune Sud-Africaine expatriée depuis l’apartheid en Australie, pour m’avoir donné cet élan des plus nécessaires.

Prête à mordre n’importe quel individu dérangeant sur son chemin, je me retrouve assez bien en cette étoile montante. Reconnue en 2014 avec son single « White Flag », elle revient pour cette nouvelle année avec un album eponyme abouti, et surtout très identitaire. La rage qui ressort des morceaux est assez impressionnante. Vous pensiez peut-être que le jeune punk moderne n’était plus de la partie, et bien détrompez-vous !

 

 

En réalité c’est un mélange de bon nombre de styles musicaux qui nous sont mixés ici. L’atout majeur reste indéniablement le punk, mais les sonorités pure rock, électro ou même pop nous prouvent que la jeune femme en a sous la dent. Si vous voulez mon avis, son enfance et son départ dû à la montée du racisme ont bien plus qu’influencé sa manière de créer, ils l’ont plutôt habitée même je dirais !

 

Sampa The Great

« Your Orbit », réalisé avec la rageuse Sampa The Great est un morceau bien moins énervé dans les sonorités mais hyper bien fait, un des plus populaires sur Itunes et ce n’est pas étonnant. Si le punk n’est pas votre domaine de prédilection, je vous invite donc à aller écouter ce morceau sans plus attendre ! 

 

 

 

L’album est un peu à double tranchant. La première partie, très punk électro ravira les personnes en recherche de défouler et de nouveauté, tandis que la deuxième partie sonne plus rock / pop / électro plus « banale » sans vouloir être négative pour autant (avec toujours ce côté ultra sombre qui sort du coeur apparemment).

Je pense que cet album mérite d’être réentendu plusieurs fois. Je vous avoue ne pas avoir été transcendée lors de la première écoute. Mais lorsqu’on s’y attache un peu plus, on y voit clair dans le jeu d’Ecca Vandal, et l’envie de militer à ses côtés se veut de plus en plus forte à chaque « repeat ».

 

 

Le côté électro est pour moi le mieux exploité. Le punk, ok elle se défoule et crie sur les rythmes stridents et brutaux des guitares et de la batterie, c’est sympa. Mais musicalement parlant, ce sont de loin les touches et inventivités électro qui sont innovantes et qui ancrent réellement l’artiste dans un univers assez atypique. Des sonorités électro déjà entendues chez les artistes techno, mais jamais vraiment aussi bien réutilisées dans d’autres styles musicaux.

Chaque morceau est un long travail de recherche de sonorités, ils méritent d’être écoutés un peu plus qu’une fois pour être appréciés à leur juste valeur.

 

Sa rage de se battre contre la vie, les injustices, ne se répercutent pas que dans sa musique. Je pense que vous l’avez immédiatement vu et compris, son style est quelque chose de très, très important. Hors de question de ressembler aux autres, et ce jusqu’au bout des ongles. C’est assez marrant on dirait un peu une punk coincée dans la ZEF de l’Afrique du Sud (coucou Die Antwoord, à qui on dit merci pour avoir internationalisé cette « contre culture »).

Die Antwoord

 

 

On a ce côté très rock / trash qui représente au mieux ce qui la définit le plus : le punk. Mais c’est vrai qu’à côté de ça les influences vestimentaires me font penser à beaucoup de Londoniens rencontrés ou bien juste croisés. Après, il n’est pas sans savoir que les Australiens sont très forts pour se démarquer quand ils l’ont décidés. Beaucoup restent discrets aux yeux du monde, mais je vous assure que les talents Australiens sont d’une très grande qualité si vous voulez mon avis. En tout cas, j’ai toujours eu de bonnes surprises ! 

Allez, je vous laisse vous défouler. Pour les coeurs tendres, pas d’inquiétude je reviens dans quelques jours avec un duo beaucoup plus « mignon ». Voici quelques mini vidéos réalisées afin de promouvoir certains morceaux de l’album.

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