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Les artistes

Dabeull, toujours là pour faire plaisir

Champagne ! Le plus kitch des Dj Français, Dabeull, est de retour avec une compilation de morceaux composés dans son petit studio de musique, tout bonnement appelée « Indastudio ».

Il avait régulièrement posté des vidéos sur Youtube, présentant au fur et à mesure ses créations, et ce depuis deux ans. Il nous a alors concocté le meilleur de ses pulsions musicales. Et cette fois on dit merci qui… Merci Roche Musique !

 

Maison disque présente depuis 2012, son but depuis deux ans est de mettre sous le feu des projecteurs le meilleur des jeunes artistes français. On connaît jusqu’ici Darius, FKJ, Kartell ou encore Crayon. Que de petits prodiges qu’on est pas prêt d’oublier. Alors oui, on dit merci.

 

 

Fidèle au poste, Dabeull jongle toujours aussi bien entre les touches de synthés et fait crier l’auto-tune jusqu’à son paroxysme, révélant un second degré tellement plaisant dans la démarche.

 

Son style, la new-funk (et qui lui est si propre), répond toujours présent et inscrirait presque l’artiste dans un genre à lui tout seul. Un peu comme Ratatat, Daft Punk ou Justice, on le reconnaît directement et ça c’est fort (et plutôt bon signe en général). L’intro m’a tout de suite confortée dans l’idée que j’allais passer un bon moment.

 

Holybrune qui nous avait déjà prouvé il y un an de ça dans DX7 (présent dans l’album) qu’elle s’inscrivait parfaitement dans l’univers de Dabeull, continue aujourd’hui de pousser la chansonnette dans Break Your Heart. D’autres gentilles choristes ont accepté de poser leur voix en tout anonymat. Les voix ne cassent pas des briques mais c’est léger, presque naïf et exactement ce qu’il fallait ! Avec tous les artifices instrumentaux, des excentricités vocales seraient de mauvais goût. On tomberait vraiment dans le kitch peu supportable.

 

Au contraire, il est difficile de ne pas taper du pied si l’on est sensible à la funk / néo funk. Les morceaux se ressemblent un peu tous dans les sonorités, en même temps ce ne serait pas du « Dabeull » sinon..

Dabeull x FKJ

Deux « petites » collaborations sont aussi au menu de cette compilation. FKJ s’offre une jolie mélodie dans le deuxième l’interlude, tandis que papi Ceronne reste accroché à ses platines pour By Myself. Je rigole, je respecte bien sûr ce grand artiste et souligne le fait que c’est le morceau le plus populaire de l’album à ce jour.

Ça n’a pas manqué, je suis restée bloquée, et mes voisins comme à leur habitude, doivent probablement connaître les paroles mieux que moi à l’heure qu’il est.

 

Par contre ! C’est quand même dommage de terminer sur « Des Bisous », un morceau qui frôle de très près le plagiat (je vous jure que ça mérite un pléonasme). L’intro et les notes utilisées dans ce titre sont clairement tirés de la chanson Lait de Coco de Maya, un morceau que j’apprécie particulièrement, too bad mister Dabeull. C’est réinterprété dans l’ensemble, certes, mais bon sans Maya, on se demande bien ce que ça aurait donné… Pas grand-chose sûrement.

Le reste de l’album étant tout ce que j’attendais de lui, cela m’importe finalement plutôt peu !

 

Kitch jusqu’au bout des pieds, ce n’est pas un artiste qui suit spécialement les tendances, et pourtant ! Il se la joue un peu rétro 90, encore un nostalgique… Entre le stéréotype parisien et le mec bloqué dans les cassettes VHS, tout dépend de l’environnement. Ses codes classiques du noir-lunettes rondes-bonnet qui nous a brouillé les rues de Paris pendant un moment détonnent au final complètement de ses chemises hawaiiennes et looks de gros « jackie ».

 

 

 

 

 

 

Il n’est certes pas le reflet des podiums, mais celui de certains street style et ce depuis un bon bout de temps maintenant… Des looks, soit à l’image de sa musique, soit à l’image du personnage.

 

Comment ne pas penser à notre cher Günther quand Dabeull nous dévoile sa magnifique moustache pro années 80. C’est l’élément kitch par excellence. Günther. Et aussi la moustache. L’inspiration vient sûrement plutôt de Magnum, héro d’une série télévisée américaine des années 80, mais petit clin d’oeil à Günther, qui rentre lui aussi dans la case des « jackies ».

 

À l’occasion de la 42ème soirée de l’ESSEC, Dabeull sera invité à jouer, aux côtés de Mome, Âme ou bien encore Camion Bazar ! La billetterie est déjà ouverte alors ne tardez pas. Aucunes autres dates ne sont annoncées pour le moment. Ils jouaient en novembre à l’IBoat et au Bikini. Mon petit doigt me dit que le concert parisien a dû me passer sous le nez..

 

Allez je vous quitte avec deux visuels des plus représentatifs de l’état d’esprit de Dabeull. À très vite !

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