HMLTD – Un rock Sauvage, un style underground British

Tout droit sorti d’un sexshop complètement barré de Camden à Londres (je pense bien avoir introduit le sujet), HMLTD est le groupe dont je vais parler aujourd’hui, et c’est clairement l’un de mes coups de cœur de ces dernières années.

Ayant un faible pour le coté British de la musique des années 70, je ne pouvais que tomber amoureuse des HMLTD.

Des British, aux influences Punk, des accessoires en latex, du gros (mais bon) son, du rock bien « vénère », tous ces termes ne suffiraient pas à les décrire.

Sous leur nom qui ne veut désormais rien dire (anciennement Happy Meal Ltd) leur musique, elle: en dit long.

Les références de la musique punk des années 70 sont flagrantes : T.rex, The Residents (notamment au niveau des clips très arty). Ajoutez à cela du Bowie et des sonorités Westerne (to the door).

Des gros sons de guitares de batterie, tout pour nous faire danser sur une musique rock & roll que je qualifierai d’avant-garde. Ils ajoutent au rock des sonorités mystiques et sombres, mais aussi une ambiance de rave aux basses ultra énervées comme à partir de 2 :18 dans le morceau Stained (traduction: coloré).

Le chanteur pose sa voix grave ressemblant parfois à celle de Jim Morrison (chanteur du groupe the Doors  : mon grand idole).

Ce que j’aime dans leur musique c’est leur façon de couper leurs morceaux en parties distinctes. Ils les coupent  de façon à créer plusieurs ambiances. Pour moi, les morceaux sont à leur image : une sorte de bordel assez sale, qui finalement… créée un ensemble entrainant, un peu pornochic, une ambiance « club after party Londonien ».

Ils ont réussi à créer une réelle identité novatrice tout en utilisant des codes Anglais (refaits encore et encore par certains groupes qui finalement se sont perdus dans un univers assez fermé).

Les clips méritent le coup d’œil et même de s’y attarder. En lien avec leur musique, ils sont salement maitrisés.

Des lumières à vous rendre épileptique, des univers propres

à chaque chansons, sombres mais qui en même temps n’en sont pas

pour autant cafardeux. Au contraire ils donnent plutôt la pêche pour aller danser dans les salles les plus sombres vers 4h du matin en compagnie d’une communauté branchée sur un style catégorisé d’étrange.

 

Selon moi, chacun de leur clip est une performance artistique, crasseuse chic (si ce terme existe) et surtout en total osmose avec leur musique.

En parlant de cohérence, leur style convient parfaitement à ce nouveau penchant, cette nouvelle patte.

Encore une fois, les influences British rock sont omniprésentes comme les tissus écossais, pantalons en vinyle rouge que Bowie aurait pu porter, que de références.

Une couleur est très représentée dans leur choix vestimentaire : le rouge. Ce qui coule de source quand on sait que la signification du rouge renvoie à l’amour, la colère, la sensualité, la sexualité, le danger mais aussi l’interdiction. Un ensemble de mot qui correspond précisément à HMLTD et à ce qu’ils reflètent et aux thèmes abordés dans leurs chansons.

Ils associent des vêtements qui, selon les codes, n’ont pas lieu d’être associés, mais ils leurs créent un nouveau sens et une nouvelle cohérence.

 

Un créateur Anglais  illustre parfaitement leur univers : Charles Jeffrey. Les couleurs, les formes, les matières, la mise en scène, tout, absolument tout correspond aux HMLTD. C’est surement pour cela qu’il a auparavant utilisé leur musique pour sa collection « Lover Boy ».

 

 

Je vous laisse découvrir ce cosmos étrange par ces quelques photos :

Fashion week Homme – Londres – 8 Janvier 2016. © Chris Yates

 

HMLTD nous entraine dans leur dynamisme et dans leur monde sauvage qui au premier abord peut faire peur mais qui finalement finit par nous plaire.

Alors s’il vous plait, allez vous plonger dans leur univers, ne vous attardez pas sur votre première impression qui sera : « C’est quoi ce truc ? ». Leur approche au rock et à la mode est innovante, neuve, mais surtout, sauvage.

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