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Yellow Days, l’Anglais de 17 ans prêt à prendre la relève des plus grands

17 ans, c’est le temps qu’il aura fallu à George Van Den Broek pour se construire, vivre (assez il faut croire) et pouvoir en conséquence nous offrir aujourd’hui un album plus qu’honorable. On avait déjà pu goûter à sa voix en 2016 avec un premier et plus petit album. Inutile de préciser que sa performance n’était déjà plus remise en question depuis un bon bout de temps. C’est avec bon nombre de singles attenants aux albums qu’il promeut ces derniers. Repéré par Good Years (Banks, Francis and The Lights), les gérants du label le laisse exploiter son talent à sa manière, et l’inverse aurait été dommage.

 

        

 

C’est plutôt marrant, on dirait que King Krule s’est glissé dans le larynx de Yellow Days pour jouer de la harpe avec ses cordes vocales, tandis que Mac Demarco tient les manettes de son cerveau quand il s’agit d’instrumentaliser le tout. Vous me direz c’est plutôt sympathique comme mix. Je ne dis pas que son boulot est un travail remâché des deux maîtres que j’ai cités plus haut, au contraire je trouve qu’il a vraiment sa patte et qu’il peut apporter beaucoup à la scène musicale actuelle. Et si vous voulez mon avis il est plutôt bien parti, le label bombarde sa page d’accueil d’articles et morceaux le concernant. On sent qu’ils ont compris quel rôle il pouvait jouer aujourd’hui. Hors thème de ce qu’on entend souvent aujourd’hui, il pose ses textes de lover ou d’adolescent bavard sur des instrumentations parfois psychédéliques, mélancoliques, rock ou encore…jazz (et on se demande encore pourquoi il a fait un featuring avec Rejjie Snow qui lui-même a réalisé un album presque dédié au « jazz sorti de son contexte »). Rendez-vous donc track numéro 3 pour vibrer sur la mélodie d’une trompette subtile et certainement pas rebutante pour les moins amateurs. Une fois n’est pas coutume, je vous conseille sincèrement d’écouter l’album dans le sens que vous souhaitez, tout est à prendre !

 

   

 

« I Believe in love », « Lost In A World With You » (instru made in Twin Peaks), «It hurts because I need you so bad » ou encore « I’ll always wait with you »… si vous me dites que ce n’est pas un énervé mignon ça, que de petites fleurs dans son petit coeur. Si cet artiste précoce arrive déjà à nous donner la chair de poule avec le vécu qu’il a dans le fond de sa voix, je n’ose même pas imaginer ce que ce sera dans 10 ans. Une nouvelle idole peut-être, je l’espère. Soyez sûrs que je serai la première à venir trépigner devant ses performances si nous avons la chance de l’accueillir en France.

Si je devais inventer un terme pour le définir ce serait probablement « sweet trash ». Il nous crie un peu dans les oreilles tout en nous caressant à l’aide de mélodies chaudes, rock et sensuelles. Un peu comme sa dégaine en fait. Un petit blondinet qui s’assume durement streetwear voire même sportwear. Quasiment que du blanc pour ce qui est des hauts : un gros sweat, une veste moulante à zip, un simple t-shirt ou même une chemise pour de vieux shootings. Pour son live chez Colors, ces derniers auront eu droit, eux, au fameux combo chemise – sous pull des skaters. À côté de ce petit penchant, il sait aussi nous réserver quelques surprises sur son compte Instagram avec des salopettes, doudounes, pantalons à carreaux ou petites écharpes (mes demoiselles).

 

Sneakers, casquettes, les accessoires phares sont là. Plus que la banane et on était au complet. Cigarette au bec, ses postures et ses attitudes renvoient l’idée espérée par l’auteur d’un adolescent rebelle et objectif sur le monde qui l’entoure.

Jusque dans ses pochettes l’ambiance est spéciale, son nom est écrit en digital / saccadé, et lui, visage caché ou non, toujours orné de détails psychédéliques.

Comme il dit dans That Easy (track 2), « I don’t give up that easy ». Je sens que nous ne sommes pas prêts de l’oublier celui-là.

Moi, je dis monsieur.

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